Le Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) est une initiative commune prise par les ministères fédéraux, les agences et les sociétés d'État consolidées (« gardiens ») visant à déterminer, à évaluer et à prioriser la gestion des sites fédéraux contaminés en fonction du niveau de risque que ceux-ci représentent pour la santé humaine et l'environnement.
Initialement mis au point pour répondre à l'engagement budgétaire du gouvernement fédéral pris en 2004 selon lequel il investirait 3,5 milliards de dollars sur plusieurs années dans les sites contaminés fédéraux prioritaires, le PASCF est un programme à frais partagés d’une durée de 15 ans. Il est une version améliorée du Plan d'action accéléré pour les lieux fédéraux contaminés (PAALFC) (en vigueur pour les exercices 2003-2004 et 2004-2005) et il fournit un mécanisme permettant d'accélérer l'assainissement des sites contaminés fédéraux prioritaire ou la gestion du risque que ces sites comportent. Avant la création du PAALFC et du PASCF, la majorité des ministères et des agences réaffectaient collectivement jusqu'à 100 millions de dollars par année[1]provenant d'autres priorités à la gestion des risques présentés par les sites contaminés, ou à l'assainissement de ces sites.
Aperçu de l'exercice 2006-2007
182,29 millions de dollars de dépenses pour le PASCF, y compris des projets touchant les sites fédéraux contaminés, la gestion du programme ainsi que les services de secrétariat et de soutien des experts
147,69 millions de dollars des fonds du PASCF dépensés pour les projets d'entretien et de suivi des sites contaminés ainsi que d'assainissement et de gestion du risque
25,35 millions de dollars des fonds fédéraux affectés à des gardiens fédéraux dépensés pour les projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque qui sont financés en vertu du PASCF
15,17 millions de dollars des fonds du PASCF dépensés pour des projets d'évaluation
3,46 millions de dollars des fonds affectés à des gardiens fédéraux dépensés pour des projets d'évaluation
220 projets prioritaires d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque bénéficient d'un financement
1252 évaluations de sites sont financées (dans le cadre de 280 projets)
Pendant sa deuxième année d’activités (2006-2007), le PASCF a dépensé la somme totale de 182,3 millions de dollars pour des projets relatifs aux sites fédéraux contaminés, pour la gestion du programme ainsi que pour des services de secrétariat et de soutien des experts. La proportion la plus importante des dépenses était consacrée à la réalisation de projets d'évaluation, d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi. Du montant total prévu dans le budget du PASCF pour les dépenses liées aux projets (183,36 millions de dollars), 162,86 millions de dollars ont été dépensés par 15 gardiens, soit une augmentation d'environ 27 millions de dollars comparativement à l'exercice précédent. De plus, les gardiens ont ajouté 28,77 millions de dollars à ce montant.
L'augmentation du financement de projets pour l'exercice 2006-2007 a permis de doubler le nombre de projets d'évaluation ainsi que d'assainissement et de gestion du risque pour lesquels des travaux ont été entrepris. En 2006-2007, 210 projets d'assainissement et de gestion du risque ont été entrepris à 424 sites répartis dans toutes les provinces et tous les territoires; 10 projets ont reçu un financement pour l’entretien et le suivi de 13 sites au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest; 1 252 sites groupés dans 280 projets ont été évalués dans tout le pays. Les projets visaient, sans s'y limiter, le nettoyage de sites où les conséquences environnementales des pratiques antérieures n'étaient pas bien comprises : havres et ports, bases militaires, stations du réseau DEW, stations de phare et mines abandonnées.
À mesure que le programme évolue, des outils et des ressources supplémentaires seront mis au point pour aider les gardiens à mieux gérer et assainir les sites fédéraux contaminés. Il est attendu que les projets existants seront menés à bien et que le passif environnemental fédéral qui s’y rattache sera réduite ou éliminé. En date du 31 mars 2007, le passif s'élevait à 3,015 milliards de dollars[2]pour environ 2 630 sites contaminés. Cependant, le passif total lié aux sites contaminés a été réduit de 69,4 millions de dollars pour la période du 31 mars 2006 au 31 mars 2007, après y avoir soustrait le passif lié aux grands projets non financés par le PASCF.
Le succès que continue d'obtenir le PASCF est une indication de la qualité des travaux préparatoires effectués pendant son premier exercice (2005-2006) et dans le cadre du Plan d'action accéléré pour les lieux fédéraux contaminés (2003-2004 et 2004-2005). Le doublement du nombre de projets d'évaluation ainsi que d'assainissement et de gestion du risque financés en 2006-2007 atteste l'engagement des gardiens fédéraux à gérer de façon proactive ces anciens sites contaminés en vertu du programme amélioré. De surcroît, de telles réalisations représentent l'engagement du gouvernement du Canada à gérer les sites fédéraux contaminés de façon durable, et ce, conformément au principe du « pollueur payeur ».
Pour toute question au sujet du présent rapport ou pour obtenir des exemplaires supplémentaires, communiquer avec :
Secrétariat du PASCF
Division des sites contaminés
Direction des activités de protection de l'environnement
Environnement Canada
351, boulevard Saint-Joseph, 15eétage
Gatineau (Québec) K1A 0H3
Téléphone : 819-934-2155
Télécopieur : 819-994-0502
Courriel: fcsap.pascf@ec.gc.ca
Le Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) est une initiative commune prise par les ministères fédéraux, les agences et les sociétés d'État consolidées (« gardiens ») pour déterminer, évaluer et prioriser la gestion des sites fédéraux contaminés en fonction du niveau de risque que ceux-ci représentent pour la santé humaine et l'environnement.
Le PASCF comprend plusieurs objectifs clés, à savoir :
1. Assainir ou gérer le risque présent aux sites fédéraux contaminés classés comme nécessitant une action ou pouvant nécessiter une action en vertu du Système national de classification (SNC) ou d'un autre système de classification reconnu (c.-à-d. classe 1 ou 2);
2. Réduire le passif financier fédéral ou, en cas d'entretien et de suivi des sites, éviter l'augmentation de ce passif relatif aux sites fédéraux contaminés connus;
3. Réduire les risques pour la santé humaine et l’environnement dans les sites fédéraux qui représentent de très hauts risques;
4. Rehausser la confiance du public quant à la gestion globale des sites fédéraux contaminés et à l'assainissement et à la gestion du risque pour chacun des sites fédéraux contaminés.
Site contaminé
Un site où la concentration des substances : 1) est supérieure aux valeurs naturelles (les concentrations naturelles étant celles d'une zone qui n'est pas influencée par les produits chimiques libérés par le site évalué) et représente, ou pourrait représenter, un danger immédiat ou à long terme pour la santé humaine ou l'environnement, ou 2) dépasse les niveaux précisés dans les politiques et les règlements.
« Approche fédérale en matière de lieux contaminés » mise au point par le Groupe de travail sur la gestion des lieux contaminés en novembre 1999.
À l'origine, le PASCF, un programme à frais partagés d'une durée de 15 ans, a été mis au point pour répondre à l'engagement budgétaire du gouvernement fédéral pris en 2004 selon lequel il investirait 3,5 milliards de dollars sur plusieurs années dans les sites fédéraux contaminés prioritaires. Le montant nominal de 1,45 milliard de dollars a été approuvé pour les cinq premières années du programme.
Le nombre de gardiens qui participent au PASCF varie annuellement, tout comme le nombre et le type de projets qui sont financés dans le cadre du PASCF. Pour l'exercice 2006-2007, 15 gardiens ont reçu un financement dans le cadre du PASCF. Les projets visaient, sans s'y limiter, des sites où les conséquences environnementales des pratiques antérieures n'étaient pas bien comprises : havres et ports, bases militaires, stations du réseau DEW, stations de phare et mines abandonnées.
Le PASCF s'appuie sur le Plan d'action accéléré pour les lieux fédéraux contaminés (PAALFC) qui a duré deux exercices, soit de 2003 à 2005. Avant la création du PAALFC, la majorité des ministères et des agences réaffectaient collectivement jusqu'à 100 millions de dollars par année[3]provenant d'autres priorités à la gestion des risques associés aux sites contaminés, ou à l'assainissement de ces sites. La majorité des dépenses étaient concentrées dans quelques ministères qui étaient responsables de la majeure proportion des sites fédéraux contaminés.
Environnement Canada et le Secrétariat du Conseil du Trésor administrent conjointement le PASCF. À Environnement Canada, le Secrétariat du PASCF supervise et administre les aspects non financiers du PASCF. Environnement Canada gère le processus de sélection des projets, tient à jour un site Web sécurisé, met au point du matériel de communication, surveille et fait rapport des progrès réalisés. Le Secrétariat du Conseil du Trésor veille à ce que le PASCF soit conforme aux politiques du Conseil du Trésor en matière de gestion des biens immobiliers fédéraux, examine les aspects financiers des propositions, évalue la capacité de réaffectation des gardiens, administre les fonds et conseille le Secrétariat du PASCF au sujet du suivi des progrès réalisés à l'échelle du gouvernement dans le traitement des sites fédéraux contaminés en vertu du PASCF.
Le PASCF aide les gardiens à traiter des sites contaminés prioritaires lorsque la nature et la mobilité des contaminants représentent un très haut risque pour la santé humaine et l'environnement. La responsabilité et l'obligation de rendre compte relativement à la gestion des sites contaminés sont conférées aux gardiens. Ces derniers sont les champions des projets et sont responsables de l'exécution du programme, notamment : la détermination et la priorisation des sites préoccupants; l’exécution d'évaluations des risques; la mise au point de projets d'assainissement ou de gestion du risque, et de propositions de financement de projet cohérentes avec les plans de gestion des sites contaminés qui s’y rattachent; la mise en œuvre des projets approuvés; l’atteinte des objectifs de gestion des sites contaminés énoncés dans les plans de gestion des sites contaminés et les propositions de projet. Il est également attendu que les gardiens intègrent des liens avec d'autres secteurs comme la formation et l'emploi des peuples autochtones, l'utilisation d'une technologie novatrice et les friches industrielles fédérales, lorsque cela est possible.
Environnement Canada, Santé Canada, Pêches et Océans Canada ainsi que Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) sont des ministères experts de soutien du PASCF. Le rôle des ministères experts de soutien est d'aider le Secrétariat à la mise au point et à la promotion des pratiques exemplaires, de même que de veiller à ce que les gardiens adoptent une approche cohérente pour l'évaluation du risque pour la santé humaine et l’environnement à l'échelle du programme. Les ministères experts de soutien que sont Environnement Canada, Santé Canada et Pêches et Océans Canada ont également les responsabilités suivantes :
Environnement Canada, Santé Canada ainsi que Pêches et Océans Canada exercent également leur mandat respectif à l'égard de la conformité réglementaire. Environnement Canada et Santé Canada s'affairent à améliorer et à promouvoir les évaluations des risques pour la santé et l'environnement en tant que partie importante du processus de sélection des projets, alors que Pêches et Océans Canada veille à ce que les activités d'assainissement des sites et de gestion du risque ne nuisent pas davantage à toute espèce de poisson ou à toute ressource de son habitat. Travaux publics et Services gouvernementaux Canada fournit les outils de gestion de projet et la formation connexe, et, en tant que ministère directeur, assure la liaison avec l'industrie. De même, il est responsable de la diffusion de l'information relative aux technologies novatrices, afin que les ministères gardiens, d'autres ordres de gouvernement et l'industrie puissent bénéficier des avancées et des stratégies en matière de technologie.
Deux autres ministères, Industrie Canada et Ressources humaines et Développement des compétences Canada, appuient également le programme lié à leur mandat. Industrie Canada travaille à optimiser la participation de l'industrie canadienne de l'environnement à l'assainissement des sites fédéraux contaminés et à faciliter l'implantation et l'utilisation de technologies d'assainissement novatrices à ces sites. Ressources humaines et Développement des compétences Canada fournit un soutien par sa participation à l’intégration socioéconomique notamment par la promotion des occasions de formation et d'emploi ainsi que par les études de l'offre et de la demande sur le marché du travail.
De plus, trois groupes interministériels fournissent une orientation stratégique.
Le PASCF a été conçu pour constituer un programme complet d’une durée de 15 ans visant à aider les gardiens fédéraux à réduire les risques pour la santé humaine et l'environnement ainsi qu'à diminuer le passif financier fédéral associé aux sites fédéraux contaminés prioritaires. Les fonds du PASCF sont disponibles pour les activités relatives à l'évaluation de sites, à l'assainissement de sites et à la gestion du risque ainsi que à l'entretien et au suivi de sites. Bien que tout site ayant été désigné comme étant potentiellement contaminé à la suite d'activités antérieures (réalisées avant le 1erjuillet 2002) sur le site ou à proximité soit admissible au financement aux fins d'évaluation, seuls les sites appartenant aux classes 1 ou 2 en vertu du Système national de classification[4]du Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) sont admissibles au financement aux fins d'assainissement et de gestion du risque. Il est attendu que la liste existante des sites prioritaires de classes 1 et 2 changera au cours des prochaines années au fur et à mesure que les projets d'assainissement et de gestion du risque progresseront, que des sites récemment évalués seront pris en considération et que les projets d'assainissement et de gestion du risque seront précisés.
En reconnaissance du principe « pollueur-payeur » sous-jacent au programme, le PASCF repose sur une base de frais partagés avec les gardiens. Un financement aux fins d’évaluation est disponible pour aider les gardiens à classer les sites contaminés qui sont de leur ressort; ce financement est offert dans le cadre du PASCF selon un ratio de 80:20 (PASCF:gardien), jusqu'à concurrence de 25 millions de dollars par année. Pour les projets d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi dont les coûts totaux prévus sont inférieurs à 10 millions de dollars, les coûts sont également partagés selon un ratio de 80:20 (PASCF:gardien). Dès que les coûts totaux prévus dépassent 10 millions de dollars pour les projets d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi, la part du gardien est réduite à 10 p. 100 pour le montant dépassant cette somme. Certains projets, qui sont particulièrement importants et dont les coûts totaux dépassent 90 millions de dollars, peuvent être entièrement financés.
Dans le but d'offrir aux gardiens la flexibilité leur permettant de mieux gérer leurs programmes touchant les sites contaminés, le PASCF permet aux gardiens de réaffecter à l’interne les fonds du PASCF durant un même exercice entre les projets d'entretien et de suivi, d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'évaluation. De cette façon, le PASCF laisse la latitude nécessaire aux gardiens, qui peuvent ainsi réagir aux circonstances imprévues pendant un exercice donné, tout en évoluant et en répondant aux exigences du programme.
En 2006-2007, le financement des projets d'évaluation, des projets d'assainissement et de gestion du risque, des projets d'entretien et de suivi, des activités de gestion du programme et des activités de soutien du programme a été approuvé pour les ministères experts de soutien, le Secrétariat du PASCF et le Secrétariat du Conseil du Trésor. Des 275 millions de dollars pouvant être attribués en 2006-2007 aux projets d'assainissement et de gestion du risque, d'entretien et de suivi ainsi que d'évaluation, un total de 183,3 millions de dollars a été attribué aux ministères gardiens, dont un maximum de 25 millions de dollars pouvant être affecté à la réalisation de projets d'évaluation. Les dépenses réelles des projets réalisés en 2006-2007 totalisaient 163,9 millions de dollars, soit une somme de près de 20 millions inférieure à la somme demandée.
En plus des dépenses liées aux sites fédéraux contaminés, des fonds de gestion du programme ont été accordés aux gardiens pour couvrir les dépenses salariales attribuables à la mise en œuvre du programme élargi du ministère pour la gestion des sites contaminés par l’intermédiaire du PASCF ainsi que pour financer différents coûts opérationnels liés à la planification du programme, à sa mise en œuvre et à la production de rapports (c.-à-d. voyages, formation, etc.).
En 2006-2007, un financement de 7 264 187 $ a été approuvé pour la gestion de programme et accordé à 13 gardiens. Après le report des fonds transférés des exercices précédents, un financement total de 7 577 819 $ était disponible pour la gestion de programme. La ventilation des dépenses de gestion du programme pour 2006-2007 est présentée dans le tableau 1.
| Gardien | Gestion du programme dans le cadre du PASCF | |||
|---|---|---|---|---|
| Financement approuvé | Ajustementa | Dépenses | Écart(approuvé + ajustement - dépenses) | |
| aLes ajustements comprennent le transfert de fonds des exercices précédents. | ||||
| bLe financement de la gestion du programme reporté aux exercices suivants (30 000 $ + 418 421 $ = 448 421 $). | ||||
| cLe financement accordé pour l'assainissement ou la gestion du risque a été affecté à des activités de gestion du programme. | ||||
| dFinancement dépensé sur des sites non visés par le PASCF. Ressources naturelles Canada remettra ce financement au programme au cours des exercices suivants. | ||||
| eFinancement non utilisé (237 694 $ + 36 630 $ = 274 324 $). | ||||
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | 150 000 $ | 120 000 $ | 30 000 $b | |
| Service correctionnel Canada | 67 670 $ | 67 670 $ | 0 $ | |
| Pêches et Océans Canada | 920 626 $ | 682 932 $ | 237 694 $e | |
| Défense nationale | 1 200 000 $ | 1 200 000 $ | 0 $ | |
| Environnement Canada | 467 958 $ | 467 958 $ | 0 $ | |
| Santé Canada | 121 429 $ | 121 429 $ | 0 $ | |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites) | 735 035 $ | 735 035 $ | 0 $ | |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Programme des affaires du Nord) | 2 207 500 $ | 2 805 925 $ | - 598 425 $c | |
| Ressources naturelles Canada | 150 000 $ | 79 980 $ | 0 $ | 229 980 $d |
| Parcs Canada | 367 969 $ | 233 652 $ | 183 200 $ | 418 421 $b |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 200 000 $ | 163 370 $ | 36 630 $e | |
| Gendarmerie royale du Canada | 225 000 $ | 225 000 $ | 0 $ | |
| Transports Canada | 451 000 $ | 451 000 $ | 0 $ | |
| Total | 7 264 187 $ | 313 632 $ | 7 223 519 $ | 354 300 $ |
Globalement, une somme de 7 223 519 $ a été dépensée pour des activités de gestion de programme en 2006-2007. L'écart entre les dépenses approuvées et les dépenses réelles peut être imputé à plusieurs facteurs. L'incapacité de doter les postes vacants financés par le programme est le principal facteur déterminé par les gardiens pour expliquer cet écart.
Trois types de projets sont financés par le PASCF : les projets d’évaluation, les projets d’entretien et de suivi et les projets d'assainissement et de gestion du risque.
Projets d'évaluation –Le financement des travaux d'évaluation est une partie importante du PASCF. Les projets d'évaluation comprennent une analyse détaillée visant à déterminer la nature et l'étendue de la contamination d’un site. Une évaluation à pleine échelle de la gravité de la contamination d’un site précis est parfois un processus long et complexe (voir les étapes 1 à 6 du processus en 10 étapes). En évaluant les sites pour lesquels existe un doute quant à leur contamination, le gouvernement fédéral peut estimer de façon plus précise le risque pour la santé humaine et l'environnement ainsi que l'ampleur du passif financier associé aux sites fédéraux historiquement contaminés.
À la suite de l'évaluation, de nombreux sites sont jugés comme ne posant aucun risque pour la santé humaine ni pour l'environnement – ces sites sont alors considérés comme étant clos. Un projet d'évaluation réalisé dans le cadre du PASCF est réputé être terminé lorsque tous les sites visés ont l'un ou l'autre des statuts suivants : « évaluation terminée : aucune intervention supplémentaire nécessaire » ou « évaluation terminée : assainissement ou gestion du risque nécessaire ».
Projets d'assainissement et de gestion du risque –Une fois qu'un site a été évalué et que le besoin de traiter la contamination a été confirmé, un plan d'assainissement et de gestion du risque permet d’explorer les différentes solutions et de déterminer l'option privilégiée en vue de réduire le risque pour la santé humaine et l'environnement. La méthode d'assainissement et de gestion du risque choisie est mise au point pour tenir compte des conditions uniques du site. Les activités d'assainissement courantes comprennent la réduction de l'exposition aux contaminants en les retirant, en les détruisant ou en les confinant.
Un élément important du processus d'assainissement est la consultation publique et le partage d'information, notamment avec les collectivités qui vivent à proximité des sites où des travaux ont été, ou seront, effectués. Les gardiens partagent l'information avec les collectivités avoisinantes en tenant des séances d'information publiques et des ateliers, ou en réalisant d'autres activités de communication.
Dans le cadre du PASCF, le traitement d’un site est considéré comme terminé lorsque l'étape 9 (échantillonnage de confirmation et rapport final) a été effectuée à la suite de l'assainissement de ce site, ou que l'étape 10 (suivi à long terme) est terminée si le risque y a été géré.Un site où le traitement est terminé n’est plus admissible au financement dans le cadre du PASCF à moins que le traitement ait été relancé par le gardien à la suite de la découverte de nouveaux renseignements. Un projet d'assainissement et de gestion du risque du PASCF est réputé être terminé lorsque le traitement est terminé dans tous les sites visés.
Projets d'entretien et de suivi–Les activités d'entretien et de suivi sont mises en branle dans des situations exceptionnelles lorsqu’il faut empêcher que de dommages environnementaux graves ou des catastrophes ne surviennent avant la fin d'une évaluation du site ou l’élaboration d'un plan d'action. Les activités à court terme sont entreprises lorsqu’il faut réduire ou empêcher la propagation d’une contamination dans le but d'éviter un désastre environnemental imminent qui pourrait nuire aux populations humaines ou animales. De façon générale, les activités d'entretien et de suivi sont effectuées dans des mines abandonnées ou inexploitées, ou sur d'autres grandes propriétés où la contamination est importante.
Les projets d'entretien et de suivi nécessitent souvent la gestion des préoccupations relatives à la santé et à l'environnement, de même que le maintien de l'infrastructure nécessaire, comme les ouvrages de soutènement, pendant que des options adéquates pour l'assainissement sont mises au point. Il est important de mentionner que les projets d'entretien et de suivi sont financés à partir de la même enveloppe budgétaire que les projets d'assainissement, puisque la sélection des projets dans ces deux catégories est fondée sur les risques et les répercussions pour la santé et l'environnement.
Selon la nature des risques présents sur le site, différentes méthodes et approches peuvent être mises en œuvre. Celles-ci comprennent, sans s'y limiter, les types suivants d'activités :
Approche fédérale en matière de lieux contaminés: Processus en dix étapes
Étape 1 – Détermination des lieux suspects : permet d'établir si un site pourrait être contaminé d'après les activités (passées ou actuelles) menées sur le site ou à proximité de ce dernier.
Étape 2 – Examen historique : collecte et examen de tous les renseignements historiques se rapportant au site.
Étape 3 – Essais initiaux : cette étape permet d'établir une première caractérisation de la contamination et de l'état du site.
Étape 4 – Classification du lieu contaminé au moyen du Système national de classification des lieux contaminés du Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME) : permet d'affecter un ordre de priorité au site en vue des activités futures d'enquête, d'assainissement et de gestion du risque.
Étape 5 – Essais détaillés : s'attarde aux zones préoccupantes relevées à l'étape 3 et procède à une enquête et à une analyse plus approfondies.
Étape 6 – Reclassification du site à partir du Système national de classification du CCME : actualisation du rang accordé d'après les résultats des essais détaillés.
Étape 7 – Élaboration d'une stratégie d'assainissement ou de gestion du risque : élaboration d'un plan particulier au site pour traiter les problèmes de contamination.
Étape 8 – Mise en œuvre de la stratégie d'assainissement ou de gestion du risque : mise en œuvre d'un plan particulier au site en vue du traitement des problèmes de contamination.
Étape 9 – Échantillonnage de confirmation et rapport final : vérification et consignation du succès de la stratégie d'assainissement et de gestion du risque.
Étape 10 – Suivi à long terme : si nécessaire, pour s'assurer que les objectifs d'assainissement et de gestion du risque à long terme sont atteints.
Source : Une approche fédérale en matière de lieux contaminés (GTGLC, 1999)
Remarque : Les étapes indiquent la phase à laquelle le site est rendu et non l'action associée à chaque étape. L'achèvement de l'étape 8 nécessite plus de temps et d'énergie que l'achèvement de toute autre étape.
Les progrès réalisés dans la gestion des projets du Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) sont suivis conformément aux dix étapes de l'approche fédéraleen matière de lieux contaminésdu Groupe de travail sur la gestion des lieux contaminés (voir l'encadré). Cependant, la gestion d'un site contaminé est une entreprise complexe qui comporte de multiples facettes, notamment pour les sites de grande taille ou hautement contaminés. Étant donné que les sites contaminés peuvent contenir plusieurs types de contaminants dans différents milieux (p. ex. sol, eau souterraine), différentes activités d'assainissement peuvent s'avérer nécessaires à différents moments du cycle de vie du projet. Cette variabilité peut également influer sur la façon de décrire les progrès réalisés. De plus, les activités aux sites contaminés ne progressent pas nécessairement de la façon linéaire décrite dans le processus en dix étapes, ce qui est notamment le cas dans les sites où des activités d'entretien et de suivi sont en cours, car il faut parfois, de toute urgence, prendre des mesures (lorsqu’il faut empêcher qu’une catastrophe environnementale ne se produire) qui, normalement, seraient adoptées à une étape ultérieure.
En 2006-2007, 15 gardiens ont entrepris des activités dans le cadre de 10 projets d'entretien et de suivi, de 210 projets d'assainissement et de gestion du risque et de 280 projets d'évaluation. Les dépenses totales effectuées par gardien et par catégorie de projet dans le cadre du PASCF sont résumées dans le tableau 2.
| Gardien | Évaluation | Entretien et suivi | Assainissement et gestion du risque | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de projets | Fonds du PASCF dépensés ($) | Nombre de projets | Fonds du PASCF dépensés ($) | Nombre de projets | Fonds du PASCF dépensés ($) | |
| * Dépenses admissibles pour la gestion de projets. Activités d'évaluation sur le site différées. | ||||||
| Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) | 4 | 224 000 | -- | -- | 1 | 72 000 |
| Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) | -- | -- | -- | -- | 1 | 211 327 |
| Service correctionnel Canada (SCC) | -- | 12 079* | -- | -- | 2 | 56 906 |
| Environnement Canada (EC) | 8 | 359 676 | -- | -- | 5 | 2 261 504 |
| Pêches et Océans Canada (MPO) | 36 | 2 015 700 | -- | -- | 100 | 1 962 865 |
| Santé Canada (SC) | 9 | 288 000 | -- | -- | 3 | 440 834 |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites) (AINC-SAAII) | 22 | 1 960 034 | -- | -- | 26 | 7 863 739 |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Programme des affaires du Nord) (AINC-PAN) | 28 | 758 997 | 10 | 62 283 225 | 14 | 23 281 345 |
| Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain inc. (PJCCI) | 1 | 225 449 | -- | -- | -- | -- |
| Défense nationale (MDN) | 22 | 3 409 891 | -- | -- | 29 | 41 412 117 |
| Commission de la capitale nationale (CCN) | 7 | 413 782 | -- | -- | -- | -- |
| Ressources naturelles Canada (RNCan) | 6 | 150 190 | -- | -- | -- | -- |
| Parcs Canada (PC) | 30 | 1 101 717 | -- | -- | 8 | 593 804 |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) | 12 | 2 286 677 | -- | -- | 7 | 441 329 |
| Gendarmerie royale du Canada (GRC) | 85 | 1 088 439 | -- | -- | 3 | 569 752 |
| Transports Canada (TC) | 10 | 873 651 | -- | -- | 11 | 6 271 662 |
| Total | 280 | 15 168 282 | 10 | 62 283 225 | 210 | 85 439 184 |
| Total des fonds du PASCF dépensés pour les projets d'évaluation, d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque ($) | 162 890 691 | |||||
Le tableau 3 fournit un sommaire du financement approuvé et des dépenses réelles effectuées dans le cadre du PASCF ainsi que des dépenses correspondantes effectuées par les gardiens. Comme l’explique la section 1.2, les exigences relatives au partage des coûts avec le gardien dépendent du coût total prévu pour le projet mis en œuvre.
Les gardiens sont tenus de s'acquitter de leur part des coûts chaque année. Durant l'exercice 2006‑2007, quatre ministères (Environnement Canada, Défense nationale, Programme des affaires du Nord d’Affaires indiennes et du Nord Canada et Transports Canada) avaient des projets qui ont nécessité un ajustement du ratio de partage des coûts dans le cadre du PASCF[5]. Tous les autres gardiens fédéraux ont été tenus de respecter le ratio de 80:20 (PASCF:gardien).
En 2006-2007, la majorité des ministères ont respecté ou dépassé leur part annuelle du partage des coûts. Seulement trois ministères n'ont pas respecté leur part – Santé Canada, Ressources naturelles Canada et Affaires indiennes et du Nord Canada (Programme des affaires du Nord). La part de Ressources naturelles Canada était de 19,4 p. 100, ce qui représente un montant manquant de 1 426 $. La part de Santé Canada était de 10 p. 100, et celui-ci s’est engagé à rembourser le montant manquant de 88 167 $ au cours des prochains exercices. Affaires indiennes et du Nord Canada, pour son programme des affaires du Nord, a bénéficié d'un partage des coûts ajusté à 16,8 p. 100[6], mais sa part réelle a été de 16,4 p. 100. Cependant, le montant manquant de 0,4 p. 100 correspond à 142 486 $, ce qui ne représente que 2 p. 100 des dépenses totales effectuées par ce gardien (7 407 842 $).
| Type de projet | Financement accordé dans le cadre du PASCF (millions) | Projets entrepris durant l'exercice 2006-2007 | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de projets | Nombre de sites | Fonds du PASCF dépensés (millions) | Dépenses par le gardien (millions) | ||
| * Comprend la somme de 12 079 $ de dépenses effectuées pour la gestion de projet par Service correctionnel Canada pour des projets dont les activités d'évaluation sur le site ont été reportées. | |||||
| Entretien et suivi | 62,40 $ | 10 | 13 | 62,28 $ | 1,98 $ |
| Assainissement et gestion du risque | 101,72 $ | 210 | 424 | 85,44 $ | 23,37 $ |
| Évaluation | 19,20 $ | 280 | 1252 | 15,17 $* | 3,46 $ |
| Total | 183,31 $ | 162,89 $ | 28,81 $ | ||
* Comprend la somme de 12 079 $ de dépenses effectuées pour la gestion de projet par Service correctionnel Canada pour des projets dont les activités d'évaluation sur le site ont été reportées.
Le financement de projets d'évaluation constitue une partie importante du PASCF. Les résultats des évaluations facilitent l'identification des risques pour la santé humaine et l'environnement, et permettent une estimation précise du passif financier fédéral relatif aux sites contaminés. Dans l'exécution des étapes 1 à 4 (évaluation initiale) et 5 à 6 (évaluation détaillée) du processus en 10 étapes, des travaux scientifiquement vérifiables sont entrepris afin de déterminer la présence, la nature et l'étendue de la contamination du site.
En 2006-2007, 1 252 sites groupés dans 280 projets ont reçu un financement total de 19 197 488 $ dans le cadre du PASCF à des fins d’évaluations. De cette somme, un total de 15 168 282 $ a été dépensé par 14 gardiens différents. Les plus grands nombres de sites évalués ont été déclarés au Québec (243 sites), en Colombie-Britannique (234 sites) et dans le Canada atlantique (392 sites). Tout comme en 2005-2006, les grands nombres de sites au Québec, au Canada atlantique et en Colombie-Britannique sont liés aux activités de Pêches et Océans Canada. Des activités d'évaluation associées à 650 sites de petite taille (faisant partie de 36 projets d'évaluation provinciaux) ont été entreprises par Pêches et Océans Canada en 2006-2007.
De façon générale, le nombre de sites évalués en 2006-2007 (1 252) était presque le double du nombre d'évaluations réalisées durant l'exercice 2005-2006 (660). Terre-Neuve-et-Labrador et le Nunavut ont connu l'augmentation proportionnelle la plus marquée, avec près de sept fois plus d'évaluations réalisées en 2006-2007. Les activités de Pêches et Océans Canada sont corrélées à l'augmentation du nombre de sites à Terre-Neuve-et-Labrador (aucune activité par Pêches et Océans Canada n'a été signalée dans l'un des trois territoires). L'augmentation plutôt importante du nombre de sites au Nunavut est liée aux initiatives de programme de la Gendarmerie royale du Canada.
Un sommaire du nombre de projets d’évaluation et de sites ainsi que des dépenses prévues à cette fin dans le cadre du PASCF pour 2006-2007 est présenté par province ou territoire au tableau 4 et par gardien au tableau 5.
| Province ou territoire | Nombre de projets | Nombre de sites | Estimation des fonds du PASCF dépensés ($)[7] |
|---|---|---|---|
| Alberta | 15 | 38 | 609 101 |
| Colombie-Britannique | 53 | 234 | 4 155 420 |
| Manitoba | 10 | 16 | 260 308 |
| Nouveau-Brunswick | 22 | 60 | 467 414 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 20 | 218 | 1 185 452 |
| Territoires du Nord-Ouest | 23 | 24 | 696 877 |
| Nouvelle-Écosse | 32 | 103 | 501 903 |
| Nunavut | 19 | 63 | 1 572 871 |
| Ontario | 28 | 169 | 1 418 766 |
| Île-du-Prince-Édouard | 4 | 11 | 139 900 |
| Québec | 35 | 243 | 2 968 874 |
| Saskatchewan | 6 | 52 | 702 103 |
| Yukon | 13 | 21 | 477 215 |
| Total | 280 | 1 252 | 15 168 282[8] |
| Gardien fédéral | Nombre de projets | Nombre de sites | Fonds du PASCF dépensés ($) |
|---|---|---|---|
| * Dépenses de gestion de projet admissibles. Activités d'évaluation sur le site reportées. | |||
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | 4 | 6 | 224 000 |
| Service correctionnel Canada* | 0 | 0 | 12 079 |
| Environnement Canada | 8 | 99 | 359 676 |
| Pêches et Océans Canada | 36 | 650 | 2 015 700 |
| Santé Canada | 9 | 9 | 288 000 |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Secteur d’activité des affaires indiennes et inuites) | 22 | 62 | 1 960 034 |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Programme des affaires du Nord) | 28 | 28 | 758 997 |
| Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain inc. | 1 | 2 | 225 449 |
| Commission de la capitale nationale | 7 | 22 | 413 782 |
| Défense nationale | 22 | 133 | 3 409 891 |
| Ressources naturelles Canada | 6 | 6 | 150 190 |
| Parcs Canada | 30 | 47 | 1 101 717 |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 12 | 21 | 2 286 677 |
| Gendarmerie royale du Canada | 85 | 155 | 1 088 439 |
| Transports Canada | 10 | 12 | 873 651 |
| Total | 280 | 1 252 | 15 168 282 |
* Dépenses de gestion de projet admissibles. Activités d'évaluation sur le site reportées.
Une somme totale de 19 197 488 $ a été approuvée à des fins d’activités d'évaluation en 2006-2007. Comme l’indique le tableau 3, les gardiens ont fourni des fonds pour une valeur de 3 457 274 $, et le PASCF a fourni un financement de 15 168 282 $ à des fins d’activités d'évaluation. Comme l’indique le tableau financier à l'annexe 3b, l'écart entre les dépenses prévues et les dépenses réelles pour l'ensemble des projets d'évaluation était de 4 304 359 $, après l'ajustement réalisé en fonction des fonds reportés de l'exercice précédent (275 153 $[9]). L'écart s'explique par les facteurs suivants :
1. Certains gardiens ont reçu des fonds, mais n'étaient pas en mesure d'effectuer les travaux d'évaluation durant l'exercice 2006-2007; ils ont donc reporté ces travaux à la prochaine saison et reporté les fonds inutilisés, près de 2 258 475 $[10], à l'exercice 2007-2008;
2. Parcs Canada a dépensé 132 219 $ des fonds qui lui avaient été attribués dans le cadre du PASCF pour des projets d'assainissement et de gestion du risque pour effectuer des projets d'évaluation;
3. Défense nationale a dépensé 1 466 207 $ de ses fonds du PASCF pour évaluer des projets d'assainissement et de gestion du risque;
4. Des fonds du PASCF totalisant 711 896 $ n'ont pas été dépensés.
L'écart entre les dépenses prévues et les dépenses réelles à des fins de projets d'évaluation individuels peut être attribué à divers facteurs, notamment la réaffectation du financement antérieurement approuvé pour des sites à des besoins d'évaluation plus urgents, des changements dans les demandes ou les priorités des gardiens, et la difficulté associée à la prévision initiale des coûts d’évaluation étant donné que la nature et l'étendue de la contamination ne sont pas connues au début du projet.
Pêches et des Océans Canada : Évaluation des ports pour petits bateaux, nombreux sites au Canada
Pêches et des Océans Canada est le gardien d'une série de propriétés urbaines, rurales (côtières pour la plupart) et de propriétés se trouvant dans des régions éloignées. Il est l'un des plus importants ministères gardiens de biens immobiliers au sein du gouvernement fédéral : 8 100 propriétés situées partout au pays. Il agit à titre de gestionnaire, d'organisme réglementaire et de facilitateur du programme, de propriétaire d'immeubles, d'administrateur et de gestionnaire d'actifs tels que des immeubles, des véhicules, des aéronefs, des navires et des ports.
À des fins de gestion des sites contaminés, Pêches et Océans Canada a, à l'aide de statistiques, classé ses 8 100 propriétés dans 12 catégories environnementales générales établies en fonction de la probabilité de contamination et des risques potentiels connexes pour la santé humaine ou l'environnement. Un nombre important de propriétés de Pêches et Océans Canada a été évalué en 2006-2007, notamment 382 ports pour petits bateaux au Canada, classées au troisième rang d'importance en ce qui concerne l'évaluation.
Le programme des ports pour petits bateaux du Ministère est responsable de l'entretien et de l'exploitation des ports de pêche et des ports de plaisance ainsi que des structures qui comprennent, sans s'y limiter, les quais, les brise-lames, les postes de remplissage et des rampes de halage. Les évaluations menées sur ces sites visent à démontrer la probabilité et les cas réels de contamination en fonction des conditions d'exploitation actuelles ou antérieures ainsi qu'à déterminer et à quantifier les risques pour la santé humaine présents aux sites où il y a du personnel ou aux sites auxquels le public a accès ainsi que les risques environnementaux. Habituellement, les questions de contamination liées aux ports pour petits bateaux, telles que définies au cours des activités d'évaluation, portent sur le pétrole et les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les métaux, les polluants organiques liés à l'entreposage de carburant et aux activités portuaires, les activités liées aux navires historiques, notamment l'utilisation de la peinture au plomb (application et enlèvement) ainsi que l'entreposage ou le déversement inadéquat des déchets.
Les propriétés des ports pour petits bateaux de Pêches et Océans Canada continuent d'être exploitées pendant l'évaluation et les activités de gestion du risque ou d'assainissement et, par conséquent, des mesures sont prises afin d'éviter l'interruption de l'exploitation quotidienne.

Figure 1 : Résultats des évaluations réalisées dans le cadre du PASCF (2006-2007)
Les résultats de l'évaluation des sites où des activités se sont déroulées en 2006‑2007 ont été classés en fonction de trois issues :
Ceci étant dit, un projet vise souvent plusieurs sites se trouvant dans plusieurs provinces ou territoires. Les figures 1 et 2 présentent la répartition de ces résultats à l'échelle du site.
Le besoin d'effectuer une enquête supplémentaire a été confirmé pour près de la moitié (48 p. 100) des sites évalués en 2006-2007, alors que la contamination a été confirmée à 14 p. 100 des sites et que le besoin d'y effectuer des activités d'assainissement et de gestion du risque a été établi. Les travaux effectués à 14 p. 100 du nombre total de sites (1 252) ayant reçu un financement dans le cadre du PASCF pour effectuer une évaluation ont mené à fermeture de ceux-ci en 2006-2007. Il est intéressant de souligner le grand pourcentage, toute proportion gardée, de sites fermés par Pêches et Océans Canada, Environnement Canada et la Gendarmerie royale du Canada, comme le montre la figure 2.
Figure 2 : Résultats des évaluations réalisées dans le cadre du PASCF par gardien (2006-2007)

Les étapes 1 à 4 du processus (détermination des lieux suspects, examen historique, essais initiaux et classification) représentent la première phase du processus d'évaluation, et 69 p. 100 des sites étaient à cette phase d'évaluation ou l’avaient franchie. Les étapes 5 et 6 (essais détaillés et reclassification) représentent la deuxième phase du processus d'évaluation, et 15 p. 100 des sites étaient rendus à la dernière phase d'une évaluation complète du site ou encore l’avaient franchie. De plus, au moment de la rédaction du rapport, près de 2 p. 100 du nombre total de sites étaient cédés11aou archivées[11]b, ou comportaient des renseignements désignés.
L'étape 6 est généralement reconnue comme la dernière étape aux fins du financement des évaluations. Cependant, dans le cas d'une contamination minimale, il est souvent plus efficace et rentable d'entreprendre les activités d'assainissement en même temps que les activités d'évaluation. Par conséquent, les activités de l'étape 7 ou des étapes subséquentes étaient terminées dans 15 p. 100 des sites où des activités d'évaluation avaient été financées en 2006-2007.
La figure 3 montre la dernière étape terminée pour les projets d'évaluation qui ont reçu un financement en 2006-2007 dans le cadre du PASCF. Tout comme pour la répartition des projets de l'exercice 2005-2006, le pourcentage le plus élevé d'activités a été réalisé à l'étape 2 (25 p. 100) et à l'étape 4 (20 p. 100).
Figure 3 : État des projets d'évaluation du PASCF par étape (2006-2007)

Le PASCF appuie les gardiens fédéraux responsables de sites contaminés à l'échelle du Canada. En 2006‑2007, 210 projets d'assainissement et de gestion du risque touchant 424 sites ont été traités au Canada. Contrairement à la vaste répartition des activités d'assainissement et de gestion du risque, seuls le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont reçu un financement à des fins d’activités d'entretien et de suivi (10 projets touchant 13 sites). De ces projets, 9 touchaient des mines abandonnées ou inexploitées dont les propriétaires privés avaient renoncé à leurs droits de propriété conformément à la législation de l’époque ou dont les entreprises avaient déclaré faillite. Le dixième projet a été entrepris à une zone de rassemblement ou connexe pour la prospection pétrolière, gazière et minérale dans le Nord.
Un site contaminé est un endroit où des substances sont présentes en concentrations supérieures aux teneurs naturelles et qui représentent, ou sont susceptibles de représenter, une menace immédiate ou à long terme pour la santé humaine ou l'environnement. L'identification du risque posé par la présence de ces substances nécessite la détermination des récepteurs et des modes d'exposition potentiels et l'estimation du niveau de risque en fonction de ces modes d'exposition. L'annexe 1 apporte des renseignements supplémentaires sur la façon dont les risques pour la santé humaine ou l’environnement sont évalués dans le cadre du PASCF.
La contamination des sites résulte principalement de pratiques et d'activités antérieures, dont les conséquences sur l'environnement n'étaient pas bien comprises. La taille et la portée des sites fédéraux contaminés varient grandement. Des exemples communs comprennent des mines abandonnées sur des terres de la Couronne fédérale dans le Nord, des aéroports, des laboratoires du gouvernement, des havres, des stations de phare, des bases militaires et des installations de formation, d‘anciennes stations du réseauDEW et des réserves autochtones.
La répartition complète des projets d'entretien et de suivi ainsi que des projets d'assainissement et de gestion du risque financés en 2006-2007 dans le cadre du PASCF est présentée par catégorie à la figure 4. Parmi ces 220 projets, 34 p. 100 des activités d'assainissement et de gestion du risque se sont déroulées à des stations de phare de Pêches et Océans Canada.
Figure 4 : Catégories de projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque (2006-2007)
A) Répartition des projets par catégorie de projet

B) Distribution des dépenses par catégorie de projet


| Catégorie de projet | Nombre de projets | Fonds du PASCF dépensés ($) |
|---|---|---|
| Communautés autochtones | 30 | 8 317 573 |
| Aéroports | 5 | 1 570 999 |
| Anciennes stations du réseau DEW | 16 | 36 952 647 |
| Havres (ports, quais) | 15 | 3 069 102 |
| Stations de phare | 74 | 848 563 |
| Sites militaires existantes ou anciennes | 34 | 20 130 338 |
| Anciens sites d'exploration minière | 5 | 66 707 983 |
| Autres | 41 | 10 125 204 |
| Total | 220 | 147 722 409 |
Les sites visés par le financement du PASCF sont contaminés par une large variété de substances découlant d'une ou de plusieurs activités historiques. Dans la figure 5, les projets financés dans le cadre du PASCF en 2006-2007 ont été groupés selon les milieux touchés dans les sites visés. Dans le même ordre d’idées, les projets visant des sites où les contaminants ont été déterminés ont été groupés par type de produit chimique à la figure 6.
Tout comme cela avait été observé dans les années antérieures du programme, la contamination du sol et de l'eau souterraine était le plus souvent liée à la présence d'hydrocarbures pétroliers (72 p. 100 des sites), de métaux (57 p. 100 des sites), de biphényles polychlorés (BPC) et de polychlorodibenzodioxines et polychlorodibenzofuranes (PCDD-PCDF) (29 p. 100 des sites) ainsi que d'hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) (16 p. 100 des sites). De façon générale, 61 p. 100 des sites ont signalé la présence de plus d'un contaminant préoccupant.
Figure 5 : Milieux contaminés dans les sites visés par des projets d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi (2006-2007)
Source de données : Inventaire des sites fédéraux contaminés du SCT

Figure 6 : Types de contamination dans les sites visés par des projets d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi (2006-2007)
Source de données : Inventaire des sites fédéraux contaminés du SCT

* La catégorie autres agents physiques ouchimiques comprend des facteurs comme la température, le pH, la turbidité et les matières dissoutes totales.
Compte tenu du grand nombre de projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque que le PASCF a financés en 2006-2007, les projets ont été groupés en fonction des coûts d'exécution totaux prévus afin de faciliter les analyses de la répartition. Les coûts d'exécution prévus servent à deux fins : 1) déterminer si la présentation de projet nécessite le processus d'évaluation du risque simplifié ou régulier; 2) fournir au Secrétariat du PASCF l'information dont il a besoin pour la planification des travaux et la prévision des demandes futures pour le programme.
Les coûts d'exécution totaux prévus sont répartis comme suit :
Un sommaire détaillé de la répartition par province ou territoire est présenté à l’annexe 2, et la répartition à l’échelle nationale des projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque ayant reçu des fonds du PASCF en 2006-2007 est représentée sur la carte de la figure 7. Cette carte montre le nombre et l'emplacement des projets dont les coûts d'exécution sont inférieursou égauxà 10 millions de dollars et ceux dont les coûts d'exécution prévus sont supérieurs à 10 millions de dollars. Un grand nombre de petits projets qui relèvent de Pêches et Océans Canada sont distribués le long des côtes. Les projets à coûts élevés (dont les dépenses totales prévues sont supérieures à 10 millions de dollars) du Programme des affaires du Nord d’Affaires indiennes et du Nord Canada ainsi que du ministère de la Défense nationale sont concentrés dans le nord du Canada.
Figure 7 :Répartition à l’échelle nationale des projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque du PASCF (2006-2007)

La figure 8 démontre que la répartition des projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque est plus grande en Colombie-Britannique, au Canada atlantique[12]et au Québec. Cependant, lorsque l'on compare les données sur l'emplacement avec celles sur les dépenses, il devient évident que le nombre de projets n'est pas directement lié aux dépenses globales des projets. La Colombie‑Britannique, le Québec et le Canada atlantique comprennent en tout 67 p. 100 des projets, mais seulement un cinquième (21 p. 100) des dépenses connexes. Dans un même ordre d’idées, le nord du Canada – le Nunavut, le Yukon, et les Territoires du Nord-Ouest – ne comprend que 18 p. 100 des projets, mais près des trois quarts (74 p. 100) des dépenses. Les autres provinces se partagent 15 p. 100 des projets et 5 p. 100 des dépenses qui restent. Le tableau 9 fournit plus de précisions à cet égard.
Figure 8 : Répartition à l’échelle nationale des projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque (2006-2007)



| Province ou territoire | Nombre de projets | Fonds du PASCF accordés à l'entretien et au suivi ($) | Fonds du PASCF accordés à l'assainissement et à la gestion du risque ($) | Total des fonds du PASCF dépensés ($) |
|---|---|---|---|---|
| Alberta | 4 | - | 502 976 | 502 976 |
| Colombie-Britannique | 63 | - | 8 590 209 | 8 590 209 |
| Manitoba | 9 | - | 3 629 090 | 3 629 090 |
| Nouveau-Brunswick | 3 | - | 41 866 | 41 866 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 24 | - | 7 986 017 | 7 986 017 |
| Nouvelle-Écosse | 22 | - | 3 709 406 | 3 709 406 |
| Territoires du Nord-Ouest | 13 | 44 462 159 | 6 526 054 | 50 988 213 |
| Nunavut | 19 | - | 39 606 990 | 39 606 990 |
| Ontario | 18 | - | 2 194 437 | 2 194 437 |
| Île-du-Prince-Édouard | 4 | - | 33 264 | 33 264 |
| Québec | 31 | - | 10 101 818 | 10 101 818 |
| Saskatchewan | 3 | - | 2 346 865 | 2 346 865 |
| Yukon | 7 | 17 821 066 | 170 192 | 17 991 258 |
| Total | 220 | 62 283 225 | 85 439 184 | 147 722 409 |
La relativement grande concentration de projets d'assainissement et de gestion du risque évidente au Québec, au Canada atlantique et en Colombie-Britannique (figure 8) est le résultat direct de nombreux projets de plus petite envergure (visant notamment des stations de phare et des havres pour petites embarcations) qui sont gérés par Pêches et Océans Canada. De façon générale, Pêches et Océans Canada était responsable, en 2006-2007, de 46 p. 100 des projets (dont 100 p. 100 des projets réalisés au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador), mais n'a reçu que 1 p. 100 du financement annuel attribué par le PASCF à l'entretien et au suivi ainsi qu'à l'assainissement et à la gestion du risque. Au moment de la rédaction du rapport, il était prévu que seulement 1 p. 100 des projets de Pêches et Océans Canada auraient des coûts supérieurs à un million de dollars par projet.
Contrairement à Pêches et Océans Canada, Défense nationale ainsi qu'Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) ont moins de projets, mais ceux-ci tendent à être de plus grande envergure et visent principalement des mines abandonnées et d'anciennes stations du réseau DEW dans le Nord canadien. Ces projets qui se déroulent au Nunavut, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest représentent des coûts de logistique importants. Seulement en 2006-2007, Défense nationale et le Programme des affaires du Nord d’AINC ont dépensé 126 976 687 $ (86 p. 100) des fonds du PASCF attribués à l'entretien et au suivi ainsi qu'à l'assainissement et à la gestion du risque. Il est prévu que respectivement près de la moitié (48 p. 100) et 75 p. 100 de leurs projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque dépasseront le coût total de 10 millions de dollars par projet.
Consulter la figure 9 (A et B) et le tableau 10 pour obtenir des précisions sur la répartition des activités et des dépenses par gardien pour 2006-2007.
Figure 9 : Répartition des projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque par gardien (2006-2007)
A) Répartition des projets par gardien

| Gardien | Nombre de projets | Dépenses du PASCF pour l'entretien et le suivi ($) | Dépenses du PASCF pour l'assainissement et la gestion du risque ($) | Fonds du PASCF dépensés ($) |
|---|---|---|---|---|
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | 1 | 72 000 | 72 000 | |
| Agence des services frontaliers du Canada | 1 | 211 327 | 211 327 | |
| Service correctionnel Canada | 2 | 56 906 | 56 906 | |
| Environnement Canada | 5 | 2 261 504 | 2 261 504 | |
| Pêches et Océans Canada | 100 | 1 962 865 | 1 962 865 | |
| Santé Canada | 3 | 440 834 | 440 834 | |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites [SAAII]) | 26 | 7 863 739 | 7 863 739 | |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Programme des affaires du Nord [PAN]) | 24 | 62 283 225 | 23 281 345 | 85 564 570 |
| Défense nationale | 29 | 41 412 117 | 41 412 117 | |
| Parcs Canada | 8 | 593 804 | 593 804 | |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 7 | 441 329 | 441 329 | |
| Gendarmerie royale du Canada | 3 | 569 752 | 569 752 | |
| Transports Canada | 11 | 6 271 662 | 6 271 662 | |
| Total | 220 | 62 283 225 | 85 439 184 | 147 722 409 |
En 2006-2007, un montant de 62 398 361 $ a été approuvé pour les projets d'entretien et de suivi. Comme il est présenté dans le tableau 3, Affaires indiennes et du Nord Canada (Programme des affaires du Nord), au cours de l'exercice, a fourni 1 978 536 $, alors qu'il a utilisé 62 283 225 $ des fonds du PASCF. L’écart entre le financement accordé dans le cadre du PASCF et les dépenses réelles est de 115 136 $.
Comme il est indiqué dans le tableau 3, le financement total approuvé en 2006-2007 pour les projets d'assainissement et de gestion du risque du PASCF était de 101 716 861 $. Pendant l'année, les gardiens ont fourni des fonds pour un montant de 23 369 342 $ et dépensé 85 439 184 $ des fonds du PASCF. L'écart entre le financement accordé par le PASCF et les dépenses réelles est de 19 954 923 $, après l'ajustement en fonction des fonds reportés de l'exercice précédent (3 677 246 $[13],[14]).
L'écart combiné des projets d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi est de 20 040 059 $. Cet écart découle de plusieurs facteurs :
Dans les conditions normales, la mise en œuvre du projet d'assainissement et de gestion du risque se déroule à l'étape 8 du processus en 10 étapes. L'étape 8 comprend un large éventail d'activités, dont l'évaluation de la technologie existante pour l'assainissement et la gestion du risque, la réalisation d'analyses coûts-avantages, le choix d'un entrepreneur et l'obtention des permis nécessaires (c.-à-d. permis d'utilisation de l'eau, permis d'utilisation des terres ou approbation en vertu de laLoi canadienne sur l'évaluation environnementale). Étant donné le grand nombre et la diversité des activités pouvant être entreprises à l'étape 8, il s’écoule souvent plusieurs années avant qu'un projet n'arrive à l'étape 9. À l'étape 9 du processus en 10 étapes, un échantillonnage de confirmation et le rapport final sont produits. À la suite de l'étape 9, les sites contaminés sont jugés comme ayant été « traités », sauf ceux pour lesquels un suivi à long terme est nécessaire (étape 10). Au cours de l'exercice 2006-2007, le PASCF a fourni un financement initial à 1 projet d'entretien et de suivi ainsi qu'à 118 projets d'assainissement et de gestion du risque, de même qu'un financement subséquent à 9 projets d'entretien et de suivi ainsi qu’à 82 projets d'assainissement et de gestion du risque. Tout comme en 2005-2006, 60 p. 100 des projets étaient rendus à l'étape 8 au moment de la rédaction du rapport.
La figure 10, fondée sur les déclarations de 2006-2007, donne un aperçu général de la dernière étape à laquelle les travaux ont été entrepris, sans toutefois indiquer que cette étape est terminée. Les données sont compilées parprojetet reposent sur deux restrictions : 1) les sites d'un projet ne sont pas nécessairement tous rendus à la même étape; 2) l'étape en question n'est pas nécessairement terminée – un projet reste souvent à la même étape pendant plusieurs années avant de passer à la phase suivante du programme. Consulter les figures 11 et 12 pour obtenir un rapport détaillé des progrès réalisés dans le cadre du PASCF par projet d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque, respectivement, dont les dépenses sont supérieures à un million de dollars en 2006-2007. Consulter le document intitulé « Rapport des progrès réalisés pour les projets prioritaires du PASCF » pour obtenir de l'information sommaire par projet.
Figure 10 : État des projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque du PASCF par étape (2006-2007)

Étant donné que l'entretien et le suivi ainsi que l'assainissement et la gestion du risque ne sont pas des processus linéaires, certains projets semblent parfois passer à l'étape qui est rapportée à la fin de l'exercice. Cela est souvent attribuable aux travaux simultanés d'évaluation et d'assainissement réalisés dans le cadre des projets de grande envergure. Dans le cas des projets complexes touchant plusieurs sites, l'assainissement peut être effectué à un ou plusieurs sites, alors que des travaux d'évaluation ou la planification de l'assainissement sont effectués à d'autres sites. Ce retour apparent à des étapes antérieures peut également être lié à la découverte d'une contamination nouvellenon identifiée, au besoin d'effectuer une délimitation supplémentaire, ou à la révision ou à l'amélioration d'un plan d'assainissement existant, ce qui entraîne parfois plus de travail que ce qui était prévu au départ. La dernière étape terminée ou l'étape la plus avancée à laquelle les travaux sont déclarés à la fin de l'exercice reflètera donc ce changement. Dans ces conditions, la proportion des projets se trouvant à une étape donnée (figure 10) exprimera uniquement la partie la plus avancée du projet.
Les activités et les sorties de fonds pour tous les projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque dont les dépenses effectuées durant l'exercice sont supérieures à un million de dollars sont résumées dans les figures 11 et 12.
| Étapes du processus en dix étapes (tiré de l'Approche fédérale en matière de lieux contaminés) | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Gardien fédéral | Projet | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | Fonds du PASCF dépensés par projet ($) durant l'exercice 2006-2007 | Fonds du PASCF dépensés par projet ($) depuis l'exercice 2003-2004 |
| Entretien et suivi | |||||||||||||
| *AINC-PAN = Affaires indiennes et du Nord Canada-Programme des affaires du Nord | |||||||||||||
| AINC-PAN* | Mine de Clinton Creek | 401 437 | 2 159 650 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de Colomac | 24 953 965 | 55 738 133 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de Discovery | 719 730 | 7 312 013 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de Faro | 13 607 174 | 50 461 184 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de Giant | 14 385 594 | 36 972 740 | ||||||||||
| AINC-PAN | Johnson Point | 1 569 918 | 1 569 918 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de Mount Nansen | 1 252 230 | 3 942 821 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mines de Silver Bear | 1 100 773 | 3 090 432 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de Tundra-Taurcanis | 1 732 179 | 5 478 877 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de United Keno Hill | 2 560 225 | 10 138 872 | ||||||||||
| Étapes du processus en dix étapes (tiré de l'Approche fédérale en matière de lieux contaminés) | |||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Gardien fédéral | Projet | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | Fonds du PASCF dépensés par projet ($) durant l'exercice 2006-2007 | Fonds du PASCF dépensés par projet ($) depuis l'exercice 2003-2004 |
| Projets d'assainissement et de gestion du risque | |||||||||||||
| *AINC-PAN = Affaires indiennes et du Nord Canada-Programme des affaires du Nord | |||||||||||||
| **AINC-SAAII = Affaires indiennes et du Nord Canada- Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites | |||||||||||||
| Environnemet Canada | Centre environnementales du Pacifique | 1 771 051 | 3 292 074 | ||||||||||
| AINC-PAN* | Île Resolution | 2 686 056 | 28 025 586 | ||||||||||
| AINC-PAN | CAM F – Lac Sarcpa | 4 226 898 | 8 126 133 | ||||||||||
| AINC-PAN | FOX C – Baie Ekalugad | 5 842 820 | 9 318 368 | ||||||||||
| AINC-PAN | BAR D – Point Atkinson | 4 226 898 | 8 126 133 | ||||||||||
| AINC-PAN | Mine de Port Radium | 2 901 418 | 6 087 434 | ||||||||||
| AINC-PAN | Île Radio | 3 686 614 | 3 799 199 | ||||||||||
| AINC-SAAII** | Ancienne centrale électrique de la Première nation Gitxaala | 2 083 217 | 2 227 217 | ||||||||||
| AINC-SAAII | Zone 5B du territoire de la nation crie Mathias Colomb | 1 340 000 | 1 340 000 | ||||||||||
| Défense nationale | 5e Escadre Goose Bay | 5 628 949 | 9 597 581 | ||||||||||
| Défense nationale | 14e Escadre Greenwood | 1 838 980 | 4 570 310 | ||||||||||
| Défense nationale | CAM 3 – Baie Shepherd | 3 460 919 | 5 538 005 | ||||||||||
| Défense nationale | CAM 4 – Baie Pelly | 1 997 650 | 4 971 056 | ||||||||||
| Défense nationale | DYE M – Cap Dyer | 6 451 879 | 21 659 084 | ||||||||||
| Défense nationale | FOX 5 – Île Broughton | 2 429 692 | 7 822 647 | ||||||||||
| Défense nationale | FOX M – Hall Beach | 7 268 972 | 18 612 572 | ||||||||||
| Défense nationale | Valcartier | 7 063 875 | 11 999 937 | ||||||||||
| Transports Canada | Port public de Bushell | 2 171 765 | 2 689 966 | ||||||||||
| Transports Canada | Nitchequon | 1 613 422 | 3 333 369 | ||||||||||
Activités d'entretien et de suivi
Dans plusieurs cas, de multiples activités d'entretien et de suivi ont lieu simultanément. En 2006-2007, les types courants d’activités d'entretien et de suivi ont été la gestion des résidus et des débris physiques ainsi que la collecte et le traitement de l'eau. Il y avait beaucoup plus de gestion des débris physiques (60 p. 100) et beaucoup moins d'entretien des structures de rétention d'eau (47 p. 100) en 2006-2007 qu'en 2005-2006.
La figure 13 montre la répartition complète des diverses activités d'entretien et de suivi pour les dix projets d'entretien et de gestion financés par le PASCF en 2006-2007.
Figure 13: Activités d'entretien et de suivi (2006-2007)

Dans l'ensemble, le Programme des affaires du Nord d'Affaires indiennes et du Nord Canada était responsable de tous les projets d'entretien et desuivi réalisés en 2006-2007. Des dépenses totales prévues de 65 584 169 $, les dépenses déclarées à la fin de l'exercice dans le cadre du Programme des affaires du Nord étaient de 64 261 761 $ (PASCF : 62 283 225 $; gardien : 1 978 536 $) pour les projets d'entretien et de suivi. L’écart entre le financement approuvé par le PASCF et les dépenses réelles des projets d'entretien et de suiviétait de 115 136 $[16], soit seulement 0,2 p. 100 du montant attribué (annexe 3b).
Programme des affaires du Nord d'Affaires indiennes et du Nord Canada : Mine de Mount Nansen, au Yukon
La mine de Mount Nansen est une mine d'argent et d'or abandonnée située à 60 km à l'ouest de Carmacks et à 180 km au nord de Whitehorse. La propriété, qui couvre 5 300 hectares, se trouve sur le territoire traditionnel de la Première nation Little Salmon-Carmacks. La mine a fait l'objet d'une exploration intermittente entre 1917 et 1984 et, par la suite, d'une exploration plus rigoureuse. L'extraction et le broyage n'ont débuté qu'en octobre 1996 et ont été interrompus trois ans plus tard, en 1999.
Les activités d'entretien et de suivi ont débuté à Mount Nansen en 1999, alors que le site était abandonné et qu'Affaires indiennes et du Nord en a pris la responsabilité. La principale préoccupation au sujet du site était les résidus et le bassin de retenue des résidus. Les préoccupations secondaires concernant l'environnement et les visiteurs non autorisés étaient les bâtiments, la machinerie et divers produits chimiques dangereux présents dans l'usine de traitement et aux alentours. Le programme de traitement des eaux du bassin de résidus a été lancé par Affaires indiennes et du Nord Canada en 1999 et était géré par le gouvernement du Yukon entre 2002 et 2006. En 2005, la concentration de cyanure dans l'eau du bassin de résidus avait atteint des niveaux de rejet sécuritaires.
En 2005, un examen détaillé de la gestion du risque de la propriété a eu lieu et a été mis à jour en 2006. L'examen n'a révélé aucun nouveau problème majeur. Les activités d'assainissement actuelles ont diminué les risques de façon satisfaisante à court et à moyen terme. Une étude des effets terrestres et aquatiques a été réalisée au cours de l'exercice 2006 2007, et ses résultats ont été présentés à une collectivité locale. Un petit projet d'assainissement a également été réalisé en 2006-2007 et visait à retirer du site les matières et les fûts dangereux. Des objectifs de fermeture officielle pour le projet ont été fixés conjointement avec les gouvernements fédéral et territorial, la Première nation Little Salmon-Carmacks, le village de Carmacks et d'autres intervenants dans le cadre du processus de planification de la clôture de l'exercice 2006-2007.
Source : Affaires indiennes et du Nord Canada. 2007. Rapport de rendement 2006-2007, Programme des sites contaminés.
Activités d'assainissement et de gestion du risque
En 2006-2007, 44 p. 100 des projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque comportaient une activité d'assainissement et/ou de gestion du risque (étape 8). Dans 70 p. 100 des 97 projets comportant une activité d'assainissement et de gestion du risque, de multiples activités d'assainissement et de gestion du risque ont été déclarées.
D'après la figure 14, il est évident que la gestion du risque constituait une partie essentielle des travaux entrepris en 2006-2007. Cela était démontré par le nombre de projets qui visaient à élaborer et à mettre en œuvre des programmes de surveillance environnementale (37 projets et 40 projets, respectivement) et à surveiller la santé humaine (31 projets). De même, l'excavation du sol (28 projets), la collecte de matériaux dangereux (20 projets) et la biorestauration (20 projets) ont été les activités prédominantes dans l'exécution du programme d'assainissement de 2006-2007.
Comparativement aux activités d'assainissement et de gestion du risque mises en œuvre en 2005-2006, les activités de 2006-2007 étaient beaucoup plus diversifiées. À l'étape 8 du processus en 10 étapes, 19 classes d'activités d'assainissement et de gestion du risque ont été déclarées. Au total, 6 technologies additionnelles, classées dans « autres technologies », ont également été constatées sur 8 sites. En 2006‑2007, les autres technologies comprenaient l'oxydation chimique, le traitement des sols au moyen d’un biopile et l'échantillonnage, l'installation d'un nouveau bassin et d'une couverture des résidus, la bioventilation, la surveillance des vibrations et la surveillance du rendement de la paroi drainante.
Figure 14 : Activités d'assainissement et de gestion du risque entreprises dans le cadre de projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque (2006-2007)

Environnement Canada : Stations hydrométriques au Canada
Environnement Canada est responsable d'environ 2 800 stations hydrométriques actives et 1 000 stations hydrométriques inactives au Canada. Du nombre total de stations du Réseau hydrométrique national, il est connu que 1 309 stations ont déjà utilisé des manomètres à mercure. Même si la Division des relevés hydrologiques du Canada a retiré les manomètres lorsque les effets potentiels du mercure sont devenus plus connus, le mauvais fonctionnement des anciens appareils (comme l'obstruction du tube à orifice) dans un certain nombre de stations a causé l'emprisonnement du mercure provenant des déversements dans les fentes et les fissures du plancher des stations (de 2 à 3 m2) et dans le sol environnant. Depuis 1998, la Division des relevés hydrologiques du Canada évalue et procède à l'assainissement des stations jugées douteuses. Jusqu'à maintenant, environ 80 p. 100 des stations évaluées affichaient des niveaux élevés de contamination au mercure.
Parce que de nombreuses stations hydrométriques sont situées en régions éloignées et que leur contamination par le mercure est faible, des protocoles ont été élaborés afin de faciliter l'évaluation et l'assainissement (le cas échéant) au cours d'une même visite. La stratégie et le protocole de décontamination du mercure actuellement utilisés ont été élaborés par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada en 1999 selon le protocole de WTI (Wastewater Technologies International Corporation) pour l'évaluation et l'assainissement des stations hydrométriques à manomètres de mercure dans les Territoires du Nord-Ouest (1998).
Le protocole d'évaluation des sols comporte l'emploi d'un analyseur d'émissions de mercure portatif. Cet analyseur sert à cartographier l'étendue verticale et horizontale de la contamination du sol. Lorsque la contamination a été délimitée, les sols pollués sont excavés dans des fûts scellés, qui sont déposés dans une installation de gestion des déchets appropriée. Après l'excavation, des échantillons de laboratoire sont recueillis et soumis à une analyse. Si les résultats du laboratoire indiquent des concentrations de produits chimiques inacceptables, le site fait l'objet d'une autre visite.
De même, conformément au protocole des stations pour les normes de santé et de sécurité au travail, si des concentrations réglementées d'émissions de mercure sont décelées, une trousse de nettoyage de déversement de mercure est utilisée pour absorber et aspirer le mercure. Si la procédure ne fonctionne pas après deux applications, certaines parties de la station intérieure sont enlevées afin d'accéder aux contaminants qui n'étaient pas accessibles. Si des concentrations acceptables d'émissions de mercure ne sont toujours pas atteintes, la station peut être désaffectée.
En 2006-2007, Environnement Canada a visité 95 stations en Alberta, en Colombie-Britannique, en Ontario et en Saskatchewan. L'une des stations a besoin d'une évaluation plus poussée, et 15 stations ont été évaluées, mais nécessitent toujours un assainissement et/ou une gestion du risque. Les 79 autres stations sont maintenant fermées dans l'inventaire du PASCF et ne feront l'objet d'aucune autre mesure.
En plus de ses objectifs principaux, le Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF)offre des possibilités d'optimisation des ressources en encourageant l’établissement de liens avec d'autres secteurs socioéconomiques prioritaires. Par exemple, il favorise la création de liens avec le développement des compétences, la formation et l'emploi de Canadiennes et de Canadiens, particulièrement dans les collectivités autochtones et les régions septentrionales ou rurales, ainsi que la concurrence et l’avancée technologique dans l'industrie de l'environnement. Les gardiens sont généralement responsables de trouver les occasions d'intégrer ces liens à la gestion des sites contaminés qui sont de leur ressort, mais ils sont très bien appuyés dans des activités de ce genre par un petit nombre de ministères qui ont un mandat concordant.
Ressources humaines et Développement des compétences Canada s'est engagé à travailler avec les gardiens, les organisations autochtones, l'Organisation pour les carrières en environnement(ECO Canada), le secteur privé, les établissements d'enseignement et d'autres intervenants pour établir des synergies entre les investissements dans le nettoyage des sites contaminés et le renforcement des capacités à la fois des Canadiennes et des Canadiens, par la formation et le développement des compétences, et de l'industrie de l'environnement dans son ensemble.
De même, dans son rôle d’expert de soutien, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, avec l’appui d'Industrie Canada, donne de l'information sur des technologies innovatrices afin que les gardiens, les autres ordres de gouvernement et l'industrie puissent profiter des avancées technologiques qui émergeront du programme à long terme. TPSGC assure également la liaison avec l'industrie de l'environnement qui offre les services d'assainissement nécessaire à la mise en œuvre du programme, de sorte que l’industrie connaisse les exigences en matière d’assainissement et renforce ses capacités de répondre à la demande prévue pour l'avenir.
Concourant à l'engagement du gouvernement du Canada à régler le problème des sites contaminés, un accroissement de la demande de main-d’œuvre est prévu dans le secteur de l'environnement. Il est également prévu que l'accroissement de la demande de travailleurs canadiens hautement qualifiés dans le domaine de l’environnement aura des répercussions sociales et économiques positives.
Pour mieux comprendre la capacité actuelle du Canada à répondre à cette demande de main-d'œuvre unique, OCE Canada a entrepris une étude au début de 2006. Cette étude était supervisée par un comité directeur national composé de 29 membres venant des milieux gouvernemental, industriel et universitaire. De plus, un forum national sur les sites contaminés d'une durée d'une journée a eu lieu à Vancouver le 28 mars 2006 afin de renforcer l'appui et d'obtenir les commentaires sur le projet de la part des intervenants, dont certains membres du comité directeur national et des représentants des municipalités, de l'industrie et du gouvernement. Les trois principaux objectifs de l'étude étaient d'avoir une vision claire de la demande de main-d'œuvre à l’égard des sites contaminés, de faire des recommandations pour les « prochaines étapes » (p. ex. un examen supplémentaire de l'offre de main-d'œuvre actuelle et prévue, une analyse des lacunes en matière de formation et d'éducation, et l'élaboration de politiques d'approvisionnement qui traduisent la réalité du marché du travail et les pratiques exemplaires établies), et d’accroître la sensibilisation de l'industrie et le soutien aux politiques sur les sites contaminés du gouvernement et du secteur privé.
Déjà en 2006-2007, la demande de compétences et de services consécutifs à des projets financés dans le cadre du PASCF a contribué à la création de nouveaux emplois dans le secteur de l'environnement. Plus particulièrement, sur les sites du Nord, où des accords sur des revendications territoriales exhaustives exigent souvent un nombre minimal d'emploi des Autochtones et des Inuits, les objectifs sont souvent atteints et même dépassés.
Les réalisations de quatre gardiens (Affaires indiennes et du Nord Canada, Défense nationale, Parcs Canada et Environnement Canada)sont soulignées ci-dessous, illustrant ainsi la diversité des activités qu’ils ont menées à l’appui du développement économique et de la formation au sein du secteur de l’environnement.
Affaires indiennes et du Nord Canada : Programme des Affaires du Nord
Affaires indiennes et du Nord Canada est le gardien de la plupart des terres fédérales du Nord. Son programme des Affaires du Nord consiste à gérer les sites contaminés dans les Territoires du Nord Ouest et au Nunavut, et à fournir du financement pour la décontamination des sites au Yukon.
Par ses activités réalisées dans le Nord, le Programme des Affaires du Nord vise à créer des répercussions sociales et économiques positives sur les collectivités qui vivent à proximité. Parmi les avantages, notons l'emploi direct, le soutien aux entreprises locales par l'approvisionnement de biens et de services ainsi que des programmes de formation qui favorisent le renforcement des capacités des résidants locaux et leurs possibilités d'emploi grâce aux compétences qu'ils auront acquises. Les biens et les services couramment achetés comprennent les services professionnels (consultation, échanges, assainissement, construction, laboratoire), les routes d'hiver, les services de transports, les affrètements aériens, la location d'équipement et le carburant.
Emploi et affaires au Nord (2006-2007)
En 2006-2007, des données sur le rendement socioéconomique de 26 des 30 sites gérés par le PAN ont été présentées. À partir de ces données, il a été établi que 1 055 personnes au total travaillaient pour le compte des projets gérés par le PAN. Parmi ces 1 055 employés, 65 p. 100 venaient du Nord, et 42 p. 100 étaient des Autochtones du Nord. Dans 24 autres sites, on faisait affaire avec 689 fournisseurs du Nord, pour une somme de 42 millions de dollars, et, de cette somme, 63 p. 100 profitait à des 198 fournisseurs autochtones du Nord.
Formation de la main-d'œuvre (2006-2007)
Il a été rapporté qu'une formation était offerte à plus de 400 employés de 18 sites, dont 80 p. 100 venaient du Nord et 65 p. 100 de peuples autochtones du Nord. En particulier, (1) le projet de la mine de Colomac faisait partie d'un projet de la Mine Training Society qui visait à former plusieurs personnes dans des métiers; (2) le projet de Port Radium a consacré plus de 100 000 $ à la formation de gens du hameau de Déline, afin qu'ils puissent participer à l'assainissement du site; (3) le projet Silver Bear a permis l'embauche de plusieurs personnes de Déline et leur perfectionnement graduel grâce à une formation sur place sur le fonctionnement du campement, l'échantillonnage, l'entretien, etc.
Source : Affaires indiennes et du Nord Canada. Rapport de rendement : 2005-2006, Programme des sites contaminés.
Le champ d'application du PASCF offre une occasion unique à l'industrie de l'assainissement du Canada de répondre aux besoins et de relever les défis relatifs au nettoyage des sites contaminés fédéraux en apportant des solutions nouvelles et efficaces.
Aux fins du PASCF, l'expression « technologie innovatrice » est initialement définie comme suit : toute méthode de traitement des sols, des eaux souterraines ou des émissions, excepté les méthodes conventionnelles d'excavation ou d'élimination des sols, de pompage et de traitement des eaux (c.-à-d.des méthodesex situdonton connait déjàles coûts et leniveau d’efficacité)[17].
En 2006-2007, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada (TPSGC) et Industrie Canada, à titre d’experts de soutien du PASCF, favorisent la sélection et l'application de technologies d'assainissement innovatrices sur les sites fédéraux par l’intermédiaire des activités suivantes :
En 2006-2007, 61 des 220 projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque (7 des 10 projets d'entretien et de suivi, et 54 des 210 projets d'assainissement et de gestion du risque) comportaient une activité d'assainissement. De ces 61 projets, 40 (66 p. 100) comportaient l'utilisation d'un ou de plusieurs types de technologies d'assainissement innovatrices. De ces 40 projets, 26 (65 p. 100) comportaient uniquement une technologie innovatrice, et 14 (35 p. 100) comprenaient une combinaison de technologies innovatrices et traditionnelles. Des activités d'assainissement entièrement traditionnelles ont été réalisées dans les 21 projets restants (34 p. 100) (figure 15).
Figure 15 : Options d'assainissement traditionnelles et innovatrices (2006-2007)

Selon le sens de la définition actuelle de la technologie innovatrice (voir la section 3.1.2), 40 projets financés par le PASCF en 2006-2007 comprenaient un ou plusieurs des 10 types de technologies d'assainissement innovatrices suivants : la biorestauration (sur le site et/ou hors site), le traitement thermique (y compris la désorption), la réaction chimique d'oxydoréduction, les barrières réactives perméables, l'atténuation naturelle surveillée, l'extraction des contaminants volatils du sol, le barbotage, la bioventilation ou la bioaspiration, l'extraction en plusieurs étapes, et l'installation d'un nouveau bassin et d'une couverture des résidus. Comme en 2005-2006, la biorestauration occupait la plus grande proportion des technologies innovatrices (38 p. 100) (figure 16a).
Figure 16a : Répartition des activités d'assainissement innovatrices (2006-2007)

Toujours en 2006-2007, des activités d'assainissement traditionnelles ont été exercées, dont la mise en décharge brute, l'incinération, la manutention de réservoirs et de barils, la collecte et le conditionnement de matières dangereuses, le confinement et l'encapsulation ainsi que le pompage et le traitement de l'eau souterraine et de surface (y compris la récupération des liquides non aqueux denses). Comme le montre la figure 16b, la pratique de ces activités était bien équilibrée en 2006‑2007. Des irrégularités comprennent des collectes de matières dangereuses légèrement plus importantes (24 p. 100) ainsi qu’un peu moins de confinement et d'encapsulation (6 p. 100), et d'incinération (10 p. 100).
Figure 16b : Répartition des activités d'assainissement traditionnelles (2006-2007)

Une comparaison des activités d'assainissement réalisées d'une année à l'autre par projet révèle une augmentation du nombre de projets en 2006-2007 (61 contre 46 en 2005-2006), mais une diminution du pourcentage des projets comprenant des activités d'assainissement (28 p. 100 contre 47 p. 100 en 2005-2006). Cela traduit l’augmentation du nombre de nouveaux projets d'assainissement et de gestion du risque financés en 2006‑2007. La majorité de ces nouveaux projets en sont encore aux premières étapes du processus en dix étapes, et la phase de leur mise en œuvre n'est pas encore commencée (étape 8).
Plus particulièrement, pour ce qui est de la répartition des activités dans la partie d'assainissement active du processus, en 2006-2007, il y a eu une augmentation notable du pourcentage de projets dans lesquels des technologies innovatrices étaient utilisées (66 p. 100 contre 53 p. 100 en 2005-2006), et un pourcentage presque double de projets dans lesquels des technologies innovatrices uniquement étaient utilisées (65 p. 100 contre 37,5 p. 100 en 2005-2006). Comme en 2005-2006, la biorestauration était la technologie non traditionnelle la plus souvent appliquée, mais dans une proportion beaucoup moindre (38 p. 100 contre 74 p. 100 en 2006-2007).
Au cours des premières années du PASCF, la portée des données recueillies sur les technologies d'assainissement était vaste. Par conséquent, les technologies innovatrices présentées dans le présent rapport comprennent toutes les mesures d'assainissement qui dépassent les pratiquesex situnormales (excavation du sol, élimination, pompage, traitement de l'eau de surface et/ou souterraine). Toutefois, il est prévu que la méthode d'analyse des technologies innovatrices évoluera au cours des prochaines années du programme. À mesure que les technologies auparavant considérées comme innovatrices s’intègreront à la série normale d'options d'assainissement, la proportion des activités catégorisées parmi les technologies innovatrices diminuera probablement, ce qui n'indique pas nécessairement une tendance, mais plutôt une modification de la base de référence.
Les pages suivantes font état d'exemples précis d'utilisation de technologies d'assainissement innovatrices dans le cadre de projets financés par le PASCF en 2006-2007.
Défense nationale : Divers lieux de nettoyage de stations du réseau DEW, au Nunavut
À l'heure actuelle, Défense nationale est le gardien de ses 21 stations radars du réseau de détection lointaine avancée (DEW) situées dans le Nord canadien. Ces stations (maintenant inutilisées ou désormais inexploitées) posent des risques écologiques pour le milieu arctique vulnérable environnant. De sorte que les substances nuisibles associées aux activités qui avaient lieu à ces stations n'aient pas de répercussions sur la santé humaine et/ou l'environnement, un programme de nettoyage a été mis sur pied. Ce programme comprend le transfert par catégorie des débris de démolition et des déchets de faible activité d'anciens sites d'enfouissement vers de nouveaux sites d'enfouissement aménagés, spécialement conçus pour demeurer gelés en permanence dans le pergélisol. Jusqu'en 2006-2007, les activités financées par le PASCF concernaient l'assainissement et la désaffectation des installations de Défense nationale à 10 stations du réseau DEW, au Nunavut.
Les sites d'enfouissement aménagés sont excavés jusqu'à la roche ou au pergélisol solide et sont entourés d'une berme silteuse saturée qui devient imperméable une fois gelée. Chaque site d'enfouissement est complètement recouvert d'un revêtement synthétique de géomembrane imperméable qui procure un confinement primaire pendant les deux à trois années précédant le gel de la berme. De plus, chaque site d'enfouissement est recouvert d'un remblai également gelé en permanence, créant ainsi un confinement secondaire permanent. L'eau qui s'écoule de la couche active de façon saisonnière du pergélisol couvrant le remblai gelé ne pénètre pas dans le sol gelé.
Avec 14 sites où les activités sont terminées et plusieurs sites d'enfouissement où les activités remontent maintenant à 10 ans, l'efficacité du modèle a été prouvée. Toutefois, compte tenu des effets potentiels des changements climatiques et du réchauffement planétaire, une étude distincte a révélé que d'autres mesures sont nécessaires pour assurer la viabilité à long terme de ces sites d'enfouissement. Il est maintenant envisagé d'augmenter le pavage des côtés comme protection contre les pluies de plus en plus fortes, d'ajouter de 0,8 à 1,5 mètre de remblai sur le dessus comme protection contre une couche active qui s'épaissit et de changer l'emplacement des sites d'enfouissement en prévision de la hausse du niveau de la mer et du glissement du pergélisol sur les versants. De sorte que le rendement du site d'enfouissement corresponde aux objectifs du modèle et qu'aucun contaminant ne migre dans l'environnement, une surveillance est prévue pendant au moins 25 ans.
Transports Canada : Assainissement de la zone d'entraînement des pompiers à l'aéroport de Williams Lake
Williams Lake, Colombie-Britannique
L'aéroport de Williams Lake est situé à 11 km au nord-est de la ville de Williams Lake, en Colombie-Britannique. En janvier 1997, la responsabilité de cet aéroport, qui relevait de Transports Canada, a été transférée à la Ville de Williams Lake. Au moment de ce transfert, deux anciennes zones d'entraînement des pompiers ont été désignées comme étant des zones préoccupantes d'un point de vue environnemental. Une zone a été utilisée entre 1972 et 1983, et une autre entre 1983 et 1992. Les activités qui y ont eu lieu comprenaient la pulvérisation de combustible sur des maquettes à partir des conduites d'alimentation en combustibles partiellement enfouies et de buses entourant les maquettes, ainsi que la mise à feu du combustible, l'extinction et des procédures de contrôle de l'incendie à l'aide de produits chimiques et d'agents extincteurs.
Des études sur l'environnement effectuées sur les lieux entre 1993 et 2003 ont permis de découvrir 550 m3 de sol contaminé à la surface, 3 100 m3 de sol contaminé en profondeur, 3 panaches d'hydrocarbures en phase liquide (HPL), 3 panaches d'hydrocarbures en phase dissoute dans l'eau souterraine dans la première zone, et environ 7 600 m3 de sol contaminé en profondeur, 3 panaches de HPL, 3 panaches d'hydrocarbures en phase dissoute dans l'eau souterraine et une concentration élevée localisée de composés organiques volatiles dans la seconde zone. Les perfluorocarbones (PFC) provenant de l'utilisation de mousse à formation de pellicule aqueuse (mousse AFFF) durant les exercices d'entraînement à la lutte contre les incendies ont également été considérés comme des contaminants préoccupants à la suite de l'énoncé d'un problème d'évaluation des risques, en 2006. Les panaches de HPL et les panaches en phase dissoute se répandent maintenant au-delà des terres de l'aéroport jusqu'aux terres de la Couronne provinciale.
La contamination s'étend de 7 à 12 m, et un assainissement ex situ a par conséquent été exclu en raison des coûts et de la logistique. Après un examen de plusieurs technologies d'assainissement sur place, un système de pompage et de traitement a été choisi; toutefois, en 1996, il a été jugé inapproprié. En 2004, les options en matière d'assainissement ont été réévaluées et, en 2005, un système de récupération sous vide/extraction multiphase (VEMPE) a été installé. Ce système VEMPE a permis d'extraire avec succès 846 kg d'hydrocarbures en phase libre de l'eau souterraine de la zone vadose (au-dessus de la nappe phréatique). Le suivi du rendement a démontré que les taux accrus de remise en état de l'eau souterraine, de commande hydraulique et d'extraction d'hydrocarbone étaient atteints au moyen de l'exploitation des puits en mode d'amorçage. Ce mode d'amorçage comprend la création d'un vide d'air dans le puits à l'aide d'une valve de façon à créer une vitesse d'écoulement de l'air suffisante pour permettre la montée de gouttelettes liquides dans le puits.
Au moyen du système VEMPE exploité en mode d'amorçage du printemps à l'automne, chaque année, il est prévu que tous les hydrocarbures en phase liquide extractibles soient éliminés d'ici 2010. L'ensemble des données sur le PFC contenu dans l'eau souterraine ne suffit pas encore à permettre l'évaluation du progrès de la décontamination des PFC au site.
Aux fins du PASCF, une friche industrielle sous responsabilité fédérale est définie comme une propriété inexploitée ou sous utilisée, dont le gouvernement du Canada a accepté la responsabilité entière ou partielle des contaminations environnementales antérieures et qui montre un bon potentiel pour d'autres utilisations (ou de valorisation) et/ou qui offre des possibilités sociales ou économiques viables. Les friches industrielles sont habituellement situées dans des secteurs établis, où il existe déjà des services municipaux ou encore le long de corridors réservés aux transports.
La portée du PASCF offre aux gardiens une occasion de développer des friches industrielles qui font partie de leur portefeuille immobilier. En 2005-2006, Travaux publics et Services gouvernementaux Canada a entamé la création d'un outil de classification des friches industrielles afin d'aider les gardiens à trouver des sites pouvant être redéveloppés. En 2006-2007, il a effectué plusieurs consultations avec des gardiens fédéraux et d'autres ordres de gouvernement afin de créer un outil préliminaire de classification des friches industrielles servant à trouver, à classifier, à prioriser et à préparer les sites des friches industrielles du point de vue de la planification du programme et du dessaisissement.Dans le but d'aider la création d'analyses de rentabilité individuelles, des améliorations de cet outil sont prévues pour 2007-2008. Les essais de l'outil auront lieu au moyen de la base de données du Répertoire des biens immobiliers de TPSGC.
Dans le but d'établir un répertoire des friches industrielles appartenant au gouvernement fédéral, les gardiens devront désormais déclarer si les sites pour lesquels ils demandent un financement dans le cadre du PASCF sont considérés comme des friches industrielles. L'outil de classification du portefeuille des friches industrielles servira à cette évaluation.
Les rapports préliminaires soumis en 2006-2007 laissent supposer que six gardiens ont défini un ou plusieurs de leurs sites comme une friche industrielle sous responsabilité fédérale. Dans l'ensemble, dix projets (trois en Ontario, un au Québec, trois à Terre-Neuve-et-Labrador et trois en Colombie-Britannique) ont été identifiés. Des plans inconnus ou ne comportant aucun développement ont été déclarés pour sept des dix sites. Les trois sites restants étaient considérés comme des dessaisissements pour le redéveloppement privé.
La première année (2005-2006) du Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF) portait sur le travail de base pour une mise en œuvre réussie du programme, à savoir la conception d'une stratégie pangouvernementale et de mécanismes visant à déterminer et à décontaminer les sites contaminés fédéraux prioritaires en se fondant sur le Plan d'action accéléré pour les sites contaminés fédéraux. La deuxième année (2006-2007) du PASCF a été l'occasion de consolider ces processus.
En tout, 16 231 781 $ du financement des services de soutien des experts et de secrétariat ont été approuvés pour 2006‑2007, et 11 017 497 $ ont été dépensés. Une répartition de ces dépenses est illustrée au tableau 11.
| Services de secrétariat et de soutien des experts | ||||
|---|---|---|---|---|
| Financement approuvé | Ajustement | Dépenses | Écart (approuvé + ajustement - dépenses) | |
| Secrétariat et soutien des experts d'Environnement Canada | 6 184 460 | 3 860 565 | 2 323 895 | |
| Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada | 482 083 | 472 347 | 9 736 | |
| Soutien des experts de Santé Canada | 5 729 603 | 4 099 693 | 1 629 910 | |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 1 000 000 | 746 612 | 253 388 | |
| Soutien des experts de Pêches et Océans | 2 835 637 | 1 838 280 | 997 357 | |
| Total des services de secrétariat et de soutien des experts | 16 231 783 | - | 11 017 497 | 5 214 286 |
En tout, 5 214 286 $ du financement pour des services de secrétariat et de soutien des experts n'ont pas été utilisés en 2006-2007. Le principal facteur évoqué par les ministères experts de soutien et le Secrétariat contribuant à l'écart a également été leur incapacité à pourvoir les postes vacants financés par le programme. Le nombre d'employés responsables d’offrir un soutien spécialisé et des services de secrétariat étant moins élevé que prévu, les ministères ont été incapable de dépenser des parties importantes du financement opérationnel, qui auraient pu servir à divers projets en vue d'accélérer ou d'aider le programme.
Ce qui suit dresse quelques activités entreprises par le Secrétariat du PASCF :
Application Web d'échange de données interministériel (https:\\idea.ec.gc.ca)
L’application Web d'échange de données interministériel (AEDI) est un site Web sécurisé créé en 2003‑2004 afin de permettre aux gardiens d'échanger de l'information liée au PASCF par un seul point d'accès. En 2006-2007, le Secrétariat du PASCF a aidé la Direction générale du dirigeant principal de l'information d’Environnement Canada, à Downsview (dans le cadre d'une entente de services), à développer de façon continue une nouvelle application AEDI basée sur le Web. D'autres activités entreprises comprennent la mise à jour et la préparation de l'application de la base de données sécurisée AEDI pour le processus de présentation de rapports 2006 et le module de production de rapports 2006‑2007.
En 2006-2007, la Division de la politique des biens immobiliers et du matériel du Secrétariat du Conseil du Trésor a entamé les travaux suivants liés au PASCF :
Le 1er novembre 2006, leCadre de politique sur la gestion des actifs et services acquisdu Conseil du Trésor ainsi que ses instruments de politiques connexes ont pris effet. Ces documents orientent la gestion des actifs et des services acquis au sein du gouvernement fédéral de sorte que ces activités apportent une optimisation des ressources et démontrent une bonne administration dans l’exécution du programme. LaPolitique sur la gestion des biens immobilierset laNorme sur l'établissement de rapports sur les biens immobiliersdu Conseil du Trésor qui y est associée contiennent des renseignements sur les exigences de la gestion des sites contaminés fédéraux et remplacent laPolitique de gestion des sites contaminés fédérauxet laPolitique sur les inventaires des sites contaminés fédéraux et des décharges de déchets solidesfédérauxdu Conseil du Trésor. Des conseils supplémentaires sur la gestion des sites contaminés sont présentés dans leGuide de la gestion des biens immobiliersdu Conseil du Trésor.
En 2006-2007, la plupart des travaux des ministères experts de soutien portaient sur l'élaboration et la distribution de documents d'orientation et de formation ainsi que sur la prestation de conseils, l'examen par des tiers et la promotion de technologies innovatrices.
Il suffit de communiquer directement avec le ministère expert de soutien concerné pour obtenir des renseignements détaillés sur les activités dirigées par les quatre ministères experts de soutien (Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, Santé Canada, et Travaux publics et Services gouvernementaux Canada) durant l'exercice peuvent être obtenus :
Chaque année, l'information financière, dont le passif environnemental global et le passif éventuel relatifs aux sites contaminés fédéraux, est indiquée dans les Comptes publics du Canada. Selon les Comptes publics, le passif environnemental comprend les coûts estimatifs liés à la gestion et à l'assainissement des sites contaminés et des sites touchés par des munitions explosives non explosées où le gouvernement a l'obligation, ou peut avoir l'obligation, d'engager de tels coûts ainsi que les coûts estimatifs liés au déclassement des installations nucléaires d'Énergie atomique du Canada limitée. Les passifs éventuels sont définis comme des passifs potentiels pouvant être engagés lorsqu’il y a davantage d'information.
Les exigences d'entrées des passifs environnementaux figurent dans laPolitique sur la comptabilité des coûts et du passif relatifs aux sites contaminés. D'autres conseils se trouvent dans laDirective sur la comptabilisation des passifs environnementaux. Comme il est précisé dans ces documents, le passif indiqué pour les sites contaminés traduit les estimations des coûts pour l'assainissement des sites à un niveau convenable pour leur utilisation actuelle ou prévue par le gouvernement fédéral. Ces coûts comprennent toutes les dépenses estimées liées à l'assainissement et à la gestion des sites fédéraux effectuées au cours des étapes 5 à 10 du processus en 10 étapes pour les sites des classes 1, 2 ou, dans des certains cas, I (données insuffisantes) selon le Système national de classification du Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME). Comme l’indique laDirective sur la comptabilisation des passifs environnementaux, les sites de classe I peuvent avoir un passif inscrit lorsque le gardien du gouvernement fédéral a suffisamment d'information pour déterminer que le gouvernement peut avoir l'obligation d’assainir le site, mais que les données sont insuffisantes pour générer une classification selon le Système national de classification du CCME. Lorsqu'un gardien a l'intention de procéder lui-même à l'assainissement, le passif peut comprendre les coûts estimatifs de gestion du projet. Le montant du passif exclut toute dépense associée à la détermination de l'existence de la contamination (c.-à-d. effectuer au cours des étapes 1 à 4 du processus en 10 étapes), les coûts indirects et les coûts de gestion du projet internes engendrés par le gardien. Cela signifie que les coûts associés aux activités d'évaluation, d'entretien et de suivi ne sont pas inclus dans le calcul du passif, car ils sont engagés pour déterminer l'existence et l'étendue de la contamination (évaluation) ou pour diminuer l'étendue de la contamination lorsque le risque pour la santé humaine ou l'environnement est imminent (entretien et suivi).
Les Comptes publics 2006-2007 indiquent une augmentation du passif accru liée à la gestion et à l'assainissement des sites contaminés fédéraux. En date du 31 mars 2007, un passif de 3,015 milliards de dollars[18]a été inscrit pour environ 2 630 sites contaminés, comparativement à un passif de 2,909 milliards de dollars[19]pour 2 700 sites en 2006. Cela représente une augmentation de 3,65 p. 100, qui peut être attribuée à l'augmentation du passif ministériel total relatif aux sites contaminés indiqués par Ressources naturelles Canada. Le Rapport ministériel sur le rendement 2006-2007 de Ressources naturelles Canada indique que l'augmentationdécoule surtout de l'évaluation révisée de l'estimation des coûts pour l'un des sites[20].
Pour un certain nombre de raisons, ce ne sont pas tous les passifs relatifs aux sites contaminés indiqués dans les Comptes publics qui sont admissibles à un financement dans le cadre du Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF). C'est pourquoi, pour avoir une meilleure idée de l'incidence du PASCF sur le passif, les sites exceptionnels, comme les étangs de goudron de Sydney et l'initiative de la région de Port Hope, sont retirés du total. De plus, certains gardiens de sites contaminés fédéraux ne participent pas au PASCF. Comme le montre le tableau 12, le fait de retirer ces montants du passif total indiqué dans les Comptes publics réduit de 69,4 millions de dollars le passif total relatif aux sites contaminés au cours de la période du 31 mars 2006 au 31 mars 2007.
| 31 mars 2006 ($) | 31 mars 2007 ($) | |
|---|---|---|
| Passif total relatif aux sites contaminés[21] | 2 908 633 000 | 3 014 836 315 |
| Moins : | ||
| Étangs de goudron de Sydney[22] | (272 202 263) | (280 817 000) |
| Initiative de la région de Port Hope[23] | (187 368 000) | (387 173 243) |
| Société de développement du Cap Breton[24] | (118 980 000) | (108 857 000) |
| Gardiens fédéraux qui ne participent pas au PASCF | (23 123 500) | (432 281) |
| Total du passif des sites contaminés ajusté | 2 306 959 237 | 2 237 556 791 |
Même si le passif total lié aux sites contaminés a diminué en 2006-2007 après y avoir soustrait les montants du passif liés aux grands projets qui ne font pas partie du PASCF, il se peut que les travaux d'évaluation continus permettent de découvrir d’autres sites contaminés qui nécessitent un assainissement et une gestion du risque. Cela amènerait une augmentation du passif fédéral à court terme. Les travaux continus réalisés pour tous les types de projets du PASCF amèneront également une amélioration des estimations du passif.
L'information figurant au tableau 13 indique le passif relatif aux sites contaminés déclaré par les gardiens dans leur rapport ministériel sur le rendement 2006-2007.
| Gardien | Passif relatif aux sites contaminés ($) [25] |
|---|---|
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | 1 779 574 |
| Agence des services frontaliers du Canada | 870 000 |
| Agence canadienne d'inspection des aliments | 0 |
| Service correctionnel Canada | 13 775 571 |
| Environnement Canada | 63 266 228 |
| Pêches et Océans Canada | 169 200 000 |
| Santé Canada | 3 197 000 |
| Affaires indiennes et du Nord Canada | 1 313 856 000 |
| Les Ponts Jacques-Cartier et Champlain inc. | 1 000 000 |
| Commission de la capitale nationale | 21 800 000 |
| Défense nationale[26] | 378 272 040 |
| Ressources naturelles Canada | 387 800 000 |
| Parcs Canada | 40 000 000 |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 320 154 947 |
| Gendarmerie royale du Canada | 3 752 007 |
| Transports Canada | 186 814 790 |
| Autres gardiens | 432 281 |
| Société dedéveloppement du Cap Breton | 108 857 000 |
| Total[27] | 3 014 787 438 |
Au cours de la deuxième année d’activités du Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), les réalisations clés ont été l'élaboration et l'amélioration des politiques et des procédures du programme ainsi que le perfectionnement de documents d'orientation et de formation à l’intention des gardiens fédéraux. Des mesures ont été prises en vue d'atteindre les principaux objectifs des activités du PASCF, dont la diminution du nombre de sites à haut risque, des risques pour les êtres humains et l'environnement, et des passifs financiers, ainsi que l'accroissement de la confiance du public dans la gestion des sites contaminés fédéraux.
Le PASCF a entraîné des dépenses totales de 182,29 millions de dollars pour des projets de sites contaminés fédéraux, la gestion du programme et les services de secrétariat et de soutien des experts. La plus grande proportion des fonds a été affectée à la réalisation de projets d'évaluation, d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi. Des dépenses totales prévues au budget pour des projets (183,36 millions de dollars), 162,86 millions de dollars ont effectivement été dépensés, une augmentation d'environ 27 millions de dollars par rapport à l'exercice précédent.
L'augmentation du financement des projets au cours de l'exercice 2006-2007 a permis de doubler le nombre de projets actifs d'évaluations ainsi que d'assainissement et de gestion du risque. En 2006-2007, un total de 210 projets d'assainissement et de gestion du risque couvrant 424 sites ont été réalisés au pays, 10 projets couvrant 13 sites ont reçu un soutien d'entretien et de suivi au Yukon et aux Territoires du Nord-Ouest, et 1 252 sites groupés dans 280 projets ont été évalués dans tout le pays. En tout, 85,41 millions de dollars, 62,28 millions de dollars et 15,17 millions de dollars provenant des fonds du PASCF et 23,37 millions de dollars, 1,98 million de dollars et 3,42 millions de dollars provenant des fonds des gardiens, représentant un partage des coûts moyen de 19,74 p. 100, ont respectivement été attribués à des projets d'assainissement et de gestion du risque ainsi que d'entretien et de suivi.
À mesure que le programme évolue, des outils et des ressources supplémentaires seront créés pour aider les gardiens à gérer et à assainir les sites contaminés qui sont de leur ressort. Il est prévu que les projets existants seront menés à bien et retirés du passif fédéral à l'égard des sites contaminés. En date du 31 mars 2007, un passif de 3,015 milliards de dollars[28]a été inscrit pour environ 2 630 sites contaminés. Malgré une diminution du passif total en 2006-2007 (après y avoir soustrait les montants des passifs pour les grands projets qui ne font pas partie du PASCF), il est possible que les travaux d'évaluation continus entraînent une augmentation du passif fédéral à court terme. L'ampleur totale du passif fédéral ne sera pas entièrement comprise tant que les sites nécessitant des évaluations n'auront pas tous été évalués. C'est seulement à mesure que le programme progressera que les passifs commenceront à montrer une diminution importante continue.
Le succès continu du Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux est le résultat d'un travail de base solide réalisé au cours de sa première année (2005-2006) et dans le cadre du Plan d'action accéléré pour les lieux fédéraux contaminés (2003-2004 et 2004-2005) qui l'a précédé. Le redoublement du nombre de projets d'évaluation, d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque financés en 2006‑2007 atteste l'engagement des gardiens fédéraux à gérer les sites contaminés d'après le nouveau Plan d’action. De plus, les réalisations représentent la volonté du gouvernement du Canada de gérer les sites contaminés de façon durable, conformément au principe « pollueur-payeur ».
Dans le but d'aider les gardiens fédéraux à évaluer les risques pour la santé humaine et l'environnement que représentent les sites contaminés fédéraux, deux principaux outils d'analyse ont été élaborés dans le cadre du Plan d'action accéléré 2003 à 2005, puis améliorés pour le Plan d'action pour les sites contaminés fédéraux (PASCF), à savoir : A)L'évaluation quantitative préliminaire des risques pour la santé humainede Santé Canada, B) Le cadre d'évaluation des risques écologiquesd'Environnement Canada.
La fonction de chaque outil est de déterminer le niveau de risque que pose un site contaminé d'après les trois critères d'évaluation suivants et du lien avec le déplacement des contaminants de la source au récepteur (humain ou écologique) :
1. Les caractéristiques des contaminants – le danger relatif des contaminants présents sur un site;
2. Voies d'exposition – le trajet que peut prendre un contaminant (p. ex. eau souterraine, eau de surface, contact direct et/ou air) vers un récepteur;
3. Récepteurs – les êtres vivants ou les ressources qui peuvent être exposés à une contamination (p. ex. les êtres humains, les espèces végétales ou animales, ou les ressources environnementales).

Pour représenter de façon exacte la voie complexe de la source au récepteur, il faut de multiples sources d'information. Les facteurs d'analyse peuvent être les suivants, sans s'y limiter :
(A)L'évaluation quantitative préliminaire des risques pour la santé humaine
L'évaluation quantitative préliminaire des risques que pose un site contaminé fédéral consiste à considérer les facteurs suivants :
Dans l'ensemble, l'évaluation quantitative préliminaire des risques de Santé Canada utilise des méthodes et des hypothèses prescrites, des voies d'exposition normales, des caractéristiques humaines et des niveaux de toxicité de façon à ce que les expositions et les risques ne soient pas sous‑estimés. Combiné à l'information propre au site, le modèle aide à l'évaluation de la toxicité et des dangers associés à l'exposition à divers produits chimiques.
Pour obtenir des précisions sur l'évaluation quantitative préliminaire des risques, visiter le site Web de Santé Canada, à l’adresse http://hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/contamsite/index_f.html.
(B)L'évaluation des risques écologiques
Le cadre d'évaluation des risques écologiques a été élaboré par Environnement Canada en tant qu'outil permettant une analyse objective et transparente des risques écologiques associés aux sites contaminés fédéraux individuels.
Plus particulièrement, le cadre d'évaluation des risques écologiques évalue les sites contaminés en vue de déterminer :
a) Répartition par province ou territoire du nombre de projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque et de sites en fonction des coûts d'exécution prévus (2006-2007)
| Province ou territoire | ≤ 250 000 $ | > 250 000 $ à ≤ 1 000 000 $ | > 1 000 000 $ à ≤ 10 000 000 $ | > 10 000 000 $ | Total | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de projets | Nombre de sites | Nombre de Projets | Nombre de sites | Nombre de projets | Nombre de sites | Nombre de projets | Nombre de sites | Nombre de projets | Nombre de sites | |
| Alberta | 2 | 8 | - | - | 1 | 1 | 1 | 6 | 4 | 15 |
| Colombie-Britannique | 41 | 97 | 11 | 23 | 9 | 11 | 2 | 2 | 63 | 133 |
| Manitoba | 1 | 1 | 3 | 3 | 5 | 5 | - | - | 9 | 9 |
| Nouveau-Brunswick | 2 | 2 | - | - | 1 | 1 | - | - | 3 | 3 |
| Terre-Neuve-et-Labrador | 15 | 16 | 2 | 2 | 5 | 6 | 2 | 42 | 24 | 66 |
| Territoires du Nord‑Ouest | - | - | 1 | 1 | 4 | 4 | 8 | 11 | 13 | 16 |
| Nouvelle-Écosse | 15 | 17 | 3 | 3 | 4 | 5 | - | - | 22 | 25 |
| Nunavut | 1 | 1 | - | - | 2 | 2 | 16 | 16 | 19 | 19 |
| Ontario | 9 | 15 | 3 | 5 | 5 | 19 | 1 | 2 | 18 | 41 |
| Île-du-Prince-Édouard | 4 | 4 | - | - | - | - | - | - | 4 | 4 |
| Québec | 18 | 18 | 10 | 29 | 2 | 2 | 1 | 1 | 31 | 50 |
| Saskatchewan | 1 | 47 | - | - | 2 | 2 | - | - | 3 | 49 |
| Yukon | 2 | 2 | - | - | 1 | 1 | 4 | 4 | 7 | 7 |
| Total | 111 | 228 | 33 | 66 | 41 | 59 | 35 | 84 | 220 | 437 |
b) Répartition par gardien du nombre de projets d'entretien et de suivi ainsi que d'assainissement et de gestion du risque et de sites en fonction des coûts d'exécution prévus (2006-2007)
| Gardien | ≤ 250 000 $ | > 250 000 $ à ≤ 1 000 000 $ | > 1 000 000 $ à ≤ 10 000 000 $ | > 10 000 000 $ | Total | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de projets | Nombre de sites | Nombre de projets | Nombre de sites | Nombre de projets | Nombre de sites | Nombre de projets | Nombre de sites | Nombre de projets | Nombre de sites | |
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | - | - | - | - | 1 | 1 | - | - | 1 | 1 |
| Agence des services frontaliers du Canada | - | - | - | - | 1 | 1 | - | - | 1 | 1 |
| Service correctionnel Canada | - | - | - | - | 2 | 2 | - | - | 2 | 2 |
| Pêches et Océans Canada | 85 | 93 | 14 | 45 | - | 1 | 2 | 100 | 140 | |
| Environnement Canada | 4 | 111 | - | - | - | - | 1 | 1 | 5 | 112 |
| Santé Canada | - | - | - | - | 3 | 3 | - | - | 3 | 3 |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites) | 8 | 8 | 9 | 9 | 9 | 23 | - | - | 26 | 40 |
| Affaires indiennes et du Nord Canada (Programme des affaires du Nord) | - | - | - | - | 6 | 6 | 18 | 21 | 24 | 27 |
| Défense nationale | 3 | 3 | 5 | 5 | 7 | 11 | 14 | 59 | 29 | 78 |
| Parcs Canada | 6 | 6 | 1 | 1 | 1 | 1 | - | - | 8 | 8 |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 5 | 7 | 1 | 3 | 1 | 1 | - | - | 7 | 11 |
| Gendarmerie royale du Canada | - | - | 2 | 2 | 1 | 1 | - | - | 3 | 3 |
| Transports Canada | - | - | 1 | 1 | 9 | 9 | 1 | 1 | 11 | 11 |
| Total | 111 | 228 | 33 | 66 | 41 | 59 | 35 | 84 | 220 | 437 |
| Dépenses prévues du PASCF | Ajustement 1 | Dépenses réelles du PASCF | ||
|---|---|---|---|---|
| 1Fonds reportés de l’exercice antérieur | ||||
| 2Fonds reportés de 2005-2006 à 2006-2007. Toutefois Transports Canada n'a pas demandé ces fonds dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses en 2006-2007. | ||||
| 3Fonds d’assainissement et de gestions du risque reportés à la gestion du programme | ||||
| Projets des sites fédéraux contaminés | ||||
| AINC (Programme des affaires du Nord) | 89 413 244 | 1 058 950 | 86 323 567 | |
| AINC (Secteur d’activité des affaires indiennes et inuites) | 9 921 422 | 1 485 968 | 9 823 773 | |
| Total d'Affaires indiennes et du Nord Canada (AINC) | 99 334 666 | 2 544 918 | 96 147 340 | |
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | 296 000 | 296 000 | ||
| Agence des services frontaliers du Canada | 214 320 | 211 327 | ||
| Service correctionnel Canada | 220 000 | 758 992 | 68 985 | |
| Environnement Canada | 5 302 677 | 2 621 180 | ||
| Pêches et Océans | 9 125 840 | 3 978 565 | ||
| Santé Canada | 872 000 | 728 834 | ||
| Ponts Jacques Cartier et Champlain incorporée | 290 000 | 225 449 | ||
| Commission de la capitale nationale | 414 652 | 413 782 | ||
| Défense nationale | 44 848 078 | 44 822 008 | ||
| Ressources naturelles | 156 000 | 42 000 | 150 190 | |
| Parcs Canada | 1 719 827 | 597 567 | 1 695 521 | |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 2 774 296 | 2 728 006 | ||
| Gendarmerie royale du Canada | 1 925 041 | 8 922 | 1 658 191 | |
| Transports Canada | 15 819 313 | 2 552 974 | 2 | 7 145 313 |
| Total des dépenses des projets | 183 312 710 | 6 505 373 | 162 890 691 | |
| Gestion du programme | ||||
| Agriculture et Agroalimentaire Canada | 150 000 | 120 000 | ||
| Service correctionnel Canada | 67 670 | 67 670 | ||
| Environnement Canada | 467 958 | 467 958 | ||
| Pêches et Océans | 920 626 | 682 932 | ||
| Santé Canada | 121 429 | 121 429 | ||
| AINC (Secteur d’activité des affaires indiennes et inuites) | 735 035 | 735 035 | ||
| AINC (Programme des affaires du Nord) | 2 207 500 | 598 425 | 3 | 2 805 925 |
| Défense nationale | 1 200 000 | 1 200 000 | ||
| Ressources naturelles | 150 000 | 79 980 | ||
| Parcs Canada | 367 969 | 233 652 | 183 200 | |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 200 000 | 163 370 | ||
| Gendarmerie royale du Canada | 225 000 | 225 000 | ||
| Transports Canada | 451 000 | 451 000 | ||
| Total des dépenses de gestion du programme | 7 264 187 | 912 057 | 7 223 519 | |
| Secrétariat et services de soutien spécialisé | ||||
| Environnement Canada | ||||
| Secrétariat d’Environnement Canada | 3 376 049 | 2 229 877 | ||
| Soutien spécialisé d’Environnement Canada | 2 808 411 | 1 630 688 | ||
| Total des services de secrétariat et de soutien spécialisé d'Environnement Canada | 6 184 460 | 3 860 565 | ||
| Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada | 482 083 | 472 347 | ||
| Soutien spécialisé de Santé Canada | 5 729 603 | 4 099 693 | ||
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 1 000 000 | 746 612 | ||
| Soutien spécialisé de Pêches et Océans Canada | 2 835 637 | 1 838 280 | ||
| Total des dépenses des services de secrétariat et de soutien spécialisé | 16 231 783 | 11 017 497 | ||
| Coûts des locaux de TPSGC | 1 295 822 | 1 295 822 | ||
| Total des dépenses du PASCF | 208 104 502 | 7 417 430 | 182 427 529 | |
| Financement du PASCF prévu | Ajustements a | Dépenses réelles du PASCF | Écart PASCF | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Projets des sites contaminés fédéraux | Fonds du PASCF | Part des gardiens | Fonds du PASCF | Part des gardiens | (prévu + ajustements - réel) | ||
| a Les ajustements comprennent le report des fonds de l'exercice précédent et des fonds du PASCF non demandés. | |||||||
| b Fonds reportés de l'exercice 2005-2006. | |||||||
| c Comprend 373 336 $ de fonds d'assainissement reportés de l'exercice 2005-2006. | |||||||
| d Transports Canada a reporté les fonds au montant de 2 552 974 $ de 2005-2006 à 2006-2007. Toutefois, ils n'ont pas demandé ces fonds dans le cadre du Budget supplémentaire des dépenses en 2006-2007. | |||||||
| Pêches et Océans (suite) | |||||||
| Cap d'Or (N.-É.) | 0 | 0 | 4 703 | 4 297 | - 4 703 | ||
| Cap Mudge (C.-B.) | 80 000 | 20 000 | 6 017 | 1 504 | 73 983 | ||
| Cap Scott (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Cap St. Marys (N.-É.) | 0 | 0 | 8 100 | 7 399 | - 8 100 | ||
| Carmanah Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Chatham Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Chrome Island, alignement (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Cultus Lake, laboratoire (C.-B.) | 28 080 | 7 020 | 18 167 | 4 542 | 9 913 | ||
| Baie Deep, port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 0 | 0 | 694 | 173 | - 694 | ||
| île Discovery (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Dryad Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| East Point (Î.-P.-É.) | 9 800 | 2 450 | 8 316 | 4 284 | 1 484 | ||
| Eddy Point (N.-É.) | 0 | 0 | 4 703 | 4 297 | - 4 703 | ||
| Egg Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 1 504 | 6 017 | 5 696 | ||
| Entrance Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 1 504 | 6 017 | 5 696 | ||
| Estevan Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Fox Harbour, LORAN C (T.-N.-L.) | 24 000 | 6 000 | 10 670 | 2 667 | 13 330 | ||
| Gabarus (N.-É.) | 0 | 0 | 6 611 | 6 039 | - 6 611 | ||
| Gillis Point (N.-É.) | 0 | 0 | 7 301 | 6 669 | - 7 301 | ||
| Goose Cove, port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 0 | 0 | 694 | 173 | - 694 | ||
| Grand Bank, port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 0 | 0 | 694 | 173 | - 694 | ||
| Green Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Harbour Grace (côté nord), port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 0 | 0 | 624 | 173 | - 624 | ||
| Heart's Content SCH (T.-N.-L.) | 0 | 0 | 694 | 173 | - 694 | ||
| Hickman's Harbour, port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 0 | 0 | 694 | 173 | - 694 | ||
| Île aux Sables, ancien FA (Qc) | 0 | 0 | 1 600 | 400 | - 1 600 | ||
| Île aux Sables, ancien FP (Qc) | 0 | 0 | 1 600 | 400 | - 1 600 | ||
| Île Brion (Qc) | 240 000 | 60 000 | 170 542 | 43 296 | 69 458 | ||
| Île du Corossol (Qc) | 0 | 0 | 28 024 | 7 000 | - 28 024 | ||
| Île Grosbois (ex-tour radar), ancien amer (Qc) | 0 | 0 | 1 224 | 306 | - 1 224 | ||
| Île Sainte-Rosalie, ancien feu de référence (Ont.) | 0 | 0 | 1 224 | 306 | - 1 224 | ||
| Île Verte (Qc) | 0 | 0 | 0 | 28 557 | 0 | ||
| Institut des sciences de la mer (et Centre de services de communication et de trafic maritimes de Victoria) (C.-B.) | 28 080 | 7 020 | 18 167 | 4 542 | 9 913 | ||
| Ivory Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Killarney East (Ont.) | 0 | 0 | 0 | 7 076 | 0 | ||
| Killarney Northwest (Ont.) | 0 | 0 | 0 | 14 152 | 0 | ||
| Knapp Point (Ont.) | 0 | 0 | 0 | 15 950 | 0 | ||
| Langara Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Lennard Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Lockeport (N.-É.) | 0 | 0 | 4 703 | 4 297 | - 4 703 | ||
| Long Harbour, dépôt d'appâts (T.-N.-L.) | 24 000 | 6 000 | 1 283 | 5 135 | 22 717 | ||
| Low Point (N.-É.) | 0 | 0 | 3 397 | 3 103 | - 3 397 | ||
| Maughers Beach (N.-É.) | 0 | 0 | 5 194 | 4 744 | - 5 194 | ||
| McInnes Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Merry Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Île Mouse, radiophare (T.-N.-L.) | 280 000 | 70 000 | 220 327 | 55 081 | 59 673 | ||
| New Aiyansh-Nass Camp, bureau et résidences (C.-B.) | 55 200 | 13 800 | 13 000 | 3 250 | 42 200 | ||
| Nine Mile Point (Ont.) | 0 | 0 | 0 | 15 945 | 0 | ||
| Pêches et Océans (suite) | |||||||
| Nootka Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| North Cape (Î.-P.-É.) | 0 | 0 | 8 316 | 4 284 | - 8 316 | ||
| Pachena Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Station de biologie du Pacifique - Gestion du risque (C.-B.) | 28 080 | 7 020 | 18 167 | 4 542 | 9 913 | ||
| Partridge Island, station de phare et de DGPS (N.-B.) | 0 | 0 | 5 194 | 4 744 | - 5 194 | ||
| Percé (Qc) | 0 | 0 | 549 | 0 | - 549 | ||
| Pine Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Pistolet Bay, ancien d'émetteur (T.-N.-L.) | 20 000 | 5 000 | 41 947 | 10 486 | - 21 947 | ||
| Point Atkinson, phare - Gestion du risque (C.-B.) | 8 000 | 2 000 | 6 017 | 1 504 | 1 983 | ||
| Pointe au Baril, phare (Ont.) | 0 | 0 | 0 | 19 590 | 0 | ||
| Pointe de l'Ouest (Qc) | 60 000 | 15 000 | 68 339 | 15 000 | - 8 339 | ||
| Pointe Heath (Qc) | 60 000 | 15 000 | 39 660 | 15 000 | 20 340 | ||
| Pointe-Noire (Qc) | 3 000 | 750 | 0 | 16 917 | 3 000 | ||
| Port Bickerton (N.-É.) | 0 | 0 | 3 658 | 3 341 | - 3 658 | ||
| Port de Grave, port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 0 | 0 | 694 | 173 | - 694 | ||
| Portlock Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Prim Point (N.-É.) | 5 194 | 4 744 | - 5 194 | ||||
| Prim Point (Î.-P.-É.) | 5 800 | 1 450 | 8 316 | 4 284 | - 2 516 | ||
| Prince Rupert, Seal Cove - Gestion du risque (C.-B.) | 28 080 | 7 020 | 18 167 | 4 542 | 9 913 | ||
| Prince Rupert, station marine de Sourdough Bay - Gestion du risque (C.-B.) | 28 080 | 7 020 | 18 167 | 4 542 | 9 913 | ||
| Pulteney Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Quatsino (Kains Island) (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Red Head, zone de réception MF (T.-N.-L.) | 24 000 | 6 000 | 926 | 231 | 23 074 | ||
| Rocher aux Oiseaux (Qc) | 400 000 | 100 000 | 148 291 | 37 647 | 251 709 | ||
| Rose Blanche (Diamond Cove), port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 32 000 | 8 000 | 17 111 | 4 277 | 14 889 | ||
| Salvage, port pour petites embarcations (T.-N.-L.) | 24 000 | 6 000 | 9 377 | 2 344 | 14 623 | ||
| Secteur de Saturna Island (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Scarlett Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Sea Island, base d'aéroglisseurs - Gestion du risque (C.-B.) | 28 080 | 7 020 | 18 167 | 4 542 | 9 913 | ||
| Sheringham Point (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Souris East (N.-É.) | 8 400 | 2 100 | 8 316 | 4 284 | 84 | ||
| Swallowtail (N.-B.) | 87 800 | 21 950 | 5 194 | 4 744 | 82 606 | ||
| Trial Islands (C.-B.) | 7 200 | 1 800 | 6 017 | 1 504 | 1 183 | ||
| Base de Victoria - Gestion du risque (C.-B.) | 40 080 | 10 020 | 18 167 | 4 542 | 21 913 | ||
| Wake-Up Hill, antenne (N.-É.) | 9 000 | 2 250 | 0 | 0 | 9 000 | ||
| West Vancouver, laboratoire (C.-B.) | 28 080 | 7 020 | 18 167 | 4 542 | 9 913 | ||
| Wood Islands, feu (Î.-P.-É.) | 7 000 | 1 750 | 8 316 | 4 284 | - 1 316 | ||
| Évaluations (36) | 3 144 000 | 786 000 | 2 015 700 | 1 013 312 | 1 128 300 | ||
| Total Pêches et Océans | 9 125 840 | 2 281 460 | 3 978 565 | 1 758 357 | 5 147 275 | ||
| Santé Canada | |||||||
| Kasabonika (Ont.) | 52 800 | 13 200 | 66 237 | 0 | - 13 437 | ||
| Lansdowne House (Ont.) | 52 800 | 13 200 | 0 | 0 | 52 800 | ||
| Moose Factory, hôpital (Ont.) | 320 000 | 80 000 | 247 300 | 0 | 72 700 | ||
| Wapekeka, poste de soins infirmiers - Restauration (Ont.) | 38 400 | 9 600 | 0 | 0 | 38 400 | ||
| Weagamow Lake (Ont.) | 120 000 | 30 000 | 127 297 | 0 | - 7 297 | ||
| Évaluations (9) | 288 000 | 72 000 | 288 000 | 81 100 | 0 | ||
| Total Santé Canada | 872 000 | 218 000 | 728 834 | 81 100 | 143 166 | ||
| AINC (Programme des affaires du Nord) | |||||||
| Axe Point (T.N.-O.) | 648 000 | 162 000 | 408 793 | 102 198 | 239 207 | ||
| BAF 5, île Resolution (Nun.) | 3 063 204 | 340 356 | 2 686 056 | 298 451 | 377 148 | ||
| BAR D, Point Atkinson (T.N.-O.) | 1 377 580 | 344 395 | 1 553 696 | 388 424 | - 176 116 | ||
| CAM D, lac Simpson (Nun.) | 208 000 | 52 000 | 83 413 | 20 853 | 124 587 | ||
| CAM F, lac Sarcpa (Nun.) | 4 998 952 | 1 172 594 | 4 226 898 | 1 015 732 | 772 054 | ||
| Cap Christian (Nun.) | 120 000 | 30 000 | 269 482 | 67 371 | - 149 482 | ||
| Mine Clinton Creek (Yn) | 400 000 | 100 000 | 401 437 | 100 359 | - 1 437 | ||
| Mine Colomac (T.N.-O.) | 23 324 400 | 0 | 24 953 965 | 0 | -1 629 565 | ||
| Contact Lake (T.N.-O.) | 563 200 | 140 800 | 526 137 | 131 534 | 37 063 | ||
| Discovery (T.N.-O.) | 1 370 711 | 342 678 | 719 730 | 179 933 | 650 981 | ||
| Mine El Bonanza (T.N.-O.) | 506 000 | 126 500 | 452 922 | 113 230 | 53 078 | ||
| Mine Faro (Yn) | 13 188 380 | 0 | 13 607 174 | 0 | - 418 794 | ||
| FOX A, île Bray (Nun.) | 440 000 | 110 000 | 458 815 | 114 704 | - 18 815 | ||
| FOX C, baie Ekalugad (Nun.) | 7 302 356 | 1 825 589 | 5 482 820 | 1 203 981 | 1 819 536 | ||
| Mine Giant (T.N.-O.) | 11 445 000 | 0 | 14 385 594 | 0 | -2 940 594 | ||
| Mine d'or Indore, Beaverlodge Lake (T.N.-O.) | 408 560 | 102 140 | 332 338 | 83 084 | 76 222 | ||
| Johnson Pt. (T.N.-O.) | 2 074 000 | 518 500 | 1 569 918 | 392 479 | 504 082 | ||
| Mine Mount Nansen (Yn) | 1 852 000 | 463 000 | 1 252 230 | 313 058 | 599 770 | ||
| Mine Port Radium (T.N.-O.) | 1 835 712 | 458 928 | 2 901 418 | 725 355 | -1 065 706 | ||
| Île Radio (Nun.) | 4 129 600 | 1 032 400 | 3 686 614 | 921 653 | 442 986 | ||
| Mine Roberts Bay (Nun.) | 215 600 | 53 900 | 211 943 | 52 986 | 3 657 | ||
| Mines Silver Bear (T.N.-O.) | 1 596 000 | 399 000 | 1 100 773 | 275 193 | 495 227 | ||
| Mine Tundra-Taurcanis (T.N.-O.) | 4 092 640 | 1 023 160 | 1 732 179 | 433 045 | 2 360 461 | ||
| Mine United Keno Hill (Yn) | 3 055 230 | 339 470 | 2 560 225 | 284 469 | 495 005 | ||
| Évaluations (28) | 1 198 119 | 299 530 | 758 997 | 189 750 | 439 122 | ||
| Sous-total AINC-PAN | 89 413 244 | 9 436 939 | 1 058 950 | b | 86 323 567 | 7 407 842 | 4 148 627 |
| AINC (Secteur d’activité des affaires indiennes et inuites) | |||||||
| 1550 Clifford Road (C.-B.) | 0 | 0 | 452 430 | 252 450 | - 452 430 | ||
| Attawapiskat, école J.R. Nakogee (Ont.) | 120 000 | 30 000 | 0 | 0 | 120 000 | ||
| Barren Lands, ancien site DOT (Man.) | 560 000 | 140 000 | 98 554 | 24 638 | 461 446 | ||
| Barren Lands, parc de stockage de l'école Brochet-Frontier (Man.) | 160 000 | 40 000 | 60 294 | 68 757 | 99 706 | ||
| Ancien parc de stockage de la station de pompage de Beren's River (Man.) | 95 008 | 23 752 | 67 180 | 23 020 | 27 828 | ||
| Ancien parc de stockage de l'école de God's Lake (Man.) | 187 772 | 46 943 | 424 480 | 76 120 | - 236 708 | ||
| Ancien parc de stockage de l'école de Northlands (Man.) | 160 000 | 40 000 | 575 070 | 144 780 | - 415 070 | ||
| Ancien parc de stockage de l'école de Red Sucker Lake (Man.) | 80 000 | 20 000 | 481 943 | 128 408 | - 401 943 | ||
| AINC (Secteur d’activité des affaires indiennes et inuites) (suite) | |||||||
| Ancienne centrale électrique de la nation Gitxaala (C.-B.) | 480 000 | 120 000 | 2 083 217 | 1 643 985 | -1 603 217 | ||
| Parc de stockage de la Première nation God's Lake (Man.) | 312 800 | 78 200 | 424 480 | 76 120 | - 111 680 | ||
| École communautaire de la Première nation Heiltsuk (C.-B.) | 134 634 | 33 659 | 23 893 | 5 973 | 110 741 | ||
| Kahnawake, ancien dépotoir Beauvais (Qc) | 9 600 | 2 400 | 7 142 | 1 786 | 2 458 | ||
| Kahnawake, ancien dépotoir Goodleaf (Qc) | 9 600 | 2 400 | 7 142 | 1 786 | 2 458 | ||
| Kahnawake, ancien dépotoir Johnson's Point (Qc) | 9 600 | 2 400 | 7 142 | 1 786 | 2 458 | ||
| Kahnawake, ancien dépotoir Khanata (Qc) | 9 600 | 2 400 | 7 142 | 1 786 | 2 458 | ||
| Kahnawake, ancien dépotoir Morris (Qc) | 9 600 | 2 400 | 7 142 | 1 786 | 2 458 | ||
| Kahnawake, ancien dépotoir Patton-Lawrence (Qc) | 9 600 | 2 400 | 7 142 | 1 786 | 2 458 | ||
| Magasin Omahama de la nation Kingfisher Lake (Ont.) | 391 200 | 97 800 | 194 480 | 48 620 | 196 720 | ||
| Centrale électrique de la nation Kwadacha (C.-B.) | 180 000 | 45 000 | 174 623 | 43 655 | 5 377 | ||
| Zone 5B du territoire de la nation Mathias Colomb (Man.) | 1 760 374 | 440 094 | 1 340 000 | 335 000 | 420 374 | ||
| Mount Lolo (C.-B.) | 0 | 0 | 253 108 | 0 | - 253 108 | ||
| Obedjiwan, poste de police (Qc) | 40 000 | 10 000 | 0 | 0 | 40 000 | ||
| Red Bridge Spur (C.-B.) | 200 000 | 50 000 | 200 000 | 50 000 | 0 | ||
| Projet de restauration de Sandy Lake (Ont.) | 800 000 | 200 000 | 574 518 | 153 675 | 225 482 | ||
| Première nation Tahltan, cour d'entretien de Dease Lake (C.-B.) | 174 023 | 43 506 | 0 | 0 | 174 023 | ||
| Bâtiment des groupes générateurs de la nation Tsay Keh Dene (C.-B.) | 155 000 | 38 750 | 136 375 | 34 093 | 18 625 | ||
| Unamen Shipu, camp des travailleurs (Qc) | 176 000 | 44 000 | 242 684 | 60 671 | - 66 684 | ||
| Projet d'assainissement des sols de la première nation Wapekeka (Ont.) | 1 480 000 | 370 000 | 0 | 385 000 | 1 480 000 | ||
| Wemotaci, Maison des jeunes (Qc) | 26 400 | 6 600 | 13 558 | 3 390 | 12 842 | ||
| Évaluations (22) | 2 190 611 | 547 653 | 1 960 034 | 0 | 230 577 | ||
| Sous-total AINC-SAAII | 9 921 422 | 2 480 356 | 1 485 968 | b | 9 823 773 | 3 569 071 | 1 583 617 |
| Total AINC | 12 976 652 | 2 819 826 | 1 485 968 | b | 12 383 998 | 3 853 540 | 2 078 622 |
| Défense nationale | |||||||
| 14e Escadron, Greenwood (N.-É.) | 1 268 000 | 317 000 | 1 838 980 | 547 468 | - 570 980 | ||
| 5e Escadron, Goose Bay - Restauration (T.-N.-L.) | 6 500 000 | 0 | 5 628 949 | 0 | 871 051 | ||
| Ancienne station des Forces canadiennes Moisie – site admin. (Qc) | 910 368 | 227 592 | 314 872 | 78 718 | 595 496 | ||
| Complexe Highbury de l'Unité de soutien de secteur London (Ont.) | 12 000 | 3 000 | 44 246 | 11 063 | - 32 246 | ||
| Casernement Wolsley de l'Unité de soutien de secteur London (Ont.) | 136 000 | 34 000 | 49 545 | 12 386 | 86 455 | ||
| Base des forces canadiennes de Valcartier – Perchlorate dans l'eau souterraine (Qc) | 184 800 | 46 200 | 42 769 | 10 692 | 142 031 | ||
| CAM-1 Île Jenny Lind, Réseau avancé de pré-alerte, nettoyage (Nun.) | 160 000 | 40 000 | 108 809 | 43 442 | 51 191 | ||
| CAM-2 Pointe Gladman, Réseau avancé de pré-alerte, nettoyage (Nun.) | 36 000 | 4 000 | 36 000 | 1 394 536 | 0 | ||
| CAM-3 Baie Shepherd, Réseau avancé de pré-alerte, nettoyage (Nun.) | 4 000 000 | 1 000 000 | 3 460 919 | 1 120 692 | 539 081 | ||
| CAM-4 Baie Pelly, Réseau avancé de pré-alerte, nettoyage (Nun.) | 1 529 612 | 358 798 | 1 997 650 | 499 412 | - 468 038 | ||
| CAM-5 Baie Mackar, Réseau avancé de pré-alerte, nettoyage (Nun.) | 120 000 | 30 000 | 18 962 | 9 663 | 101 038 | ||
| Site d'élimination des boues de dragage du dépôt de munitions des Forces canadiennes (N.-É.) | 630 000 | 157 500 | 993 466 | 248 367 | - 363 466 | ||
| Base des Forces canadiennes Esquimalt, restauration des installations de maintenance de la flotte DY-4 (C.-B.) | 1 200 000 | 300 000 | 878 000 | 219 171 | 322 000 | ||
| Colwood Aggregate (C.-B.) | 400 000 | 100 000 | 714 000 | 369 079 | - 314 000 | ||
| DYE-M Cap Dyer, Réseau avancé de pré-alerte, nettoyage (Nun.) | 5 850 000 | 6 451 879 | 528 815 | - 601 879 | |||
| Défense nationale (suite) | |||||||
| FOX-5, île Broughton, réseau RAPA - Nettoyage (Nun.) | 940 000 | 104 444 | 2 429 692 | 269 966 | - 1 489 692 | ||
| FOX-M, Hall Beach, réseau RAPA - Nettoyage (Nun.) | 5 600 000 | 622 222 | 7 268 972 | 4 677 411 | - 1 668 972 | ||
| Gate 5, Centre d'essai et d'expérimentation des munitions Nicolet (Qc) | 93 000 | 23 250 | 47 682 | 14 818 | 45 318 | ||
| Stand de tir de Marlant Bedford (N.-É.) | 225 000 | 56 250 | 211 758 | 52 940 | 13 242 | ||
| Ancienne station de pompage de l'école de combat de Marlant (N.-É.) | 80 000 | 20 000 | 104 930 | 26 232 | - 24 930 | ||
| Site 901 de l'école de combat de Marlant (N.-É.) | 110 000 | 27 500 | 142 452 | 35 614 | - 32 452 | ||
| Marlant Great Village, ancien réservoir de surface - Restauration (N.-É.) | 82 000 | 20 500 | 83 906 | 20 977 | - 1 906 | ||
| PIN-3, pointe Lady Franklin, réseau RAPA - Nettoyage (Nun.) | 32 000 | 8 000 | 556 932 | 139 233 | - 524 932 | ||
| PIN-4, baie Byron, réseau RAPA - Nettoyage (Nun.) | 160 000 | 40 000 | 131 134 | 51 836 | 28 866 | ||
| Sédiments de Saglek (T.-N.-L.) | 542 000 | 135 500 | 157 696 | 39 424 | 384 304 | ||
| Shea Heights/Southside, parc de stockage - Restauration (T.-N.-L.) | 516 000 | 129 000 | 163 210 | 40 803 | 352 790 | ||
| Production d'énergie électrique de Suffield - Restauration (Alb.) | 551 200 | 137 800 | 339 200 | 84 800 | 212 000 | ||
| Enlèvement du réservoir souterrain de Sydney (N.-É.) | 704 000 | 176 000 | 131 632 | 32 908 | 572 368 | ||
| Valcartier, contamination au tétrachlorure d'éthylène (Qc) | 7 400 000 | 0 | 7 063 875 | 0 | 336 125 | ||
| Évaluations (22) | 4 876 098 | 1 219 025 | 3 409 891 | 0 | 1 466 207 | ||
| Total Défense nationale | 44 848 078 | 5 337 581 | 44 822 008 | 10 580 466 | 26 070 | ||
| Parcs Canada | |||||||
| Parc national de Banff (Alb.) | 152 000 | 38 000 | 152 000 | ||||
| Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton (N.-É.) | 358 800 | 89 700 | 61 490 | 12 058 | 297 310 | ||
| Dégagement d'un chenal (Qc) | 160 000 | 40 000 | 13 235 | 4 430 | 146 765 | ||
| Enlèvement de hauts fonds (Qc) | 28 000 | 7 000 | 174 765 | 58 570 | - 146 765 | ||
| Parc national des Glaciers (C.-B.) | 0 | 0 | 30 960 | 17 901 | - 30 960 | ||
| Ivvavik NP - Déversement de carburant de Sheep Creek (Yn) | 17 520 | 4 380 | 17 520 | 4 400 | 0 | ||
| Bloc des services d'entretien du lac Louise (Alb.) | 91 600 | 22 900 | 98 745 | 24 682 | - 7 145 | ||
| Parc national Quttinirpaaq - Assainissement de la rivière Gilman (Nun.) | 48 000 | 12 000 | 40 000 | 10 000 | 8 000 | ||
| Riding Mountain NP, garage du bloc des services d'entretien, ancien réservoir souterrain (Man.) | 118 640 | 29 660 | 157 089 | 39 268 | - 38 449 | ||
| Évaluations (30) | 745 267 | 186 317 | 224 231 | b | 1 101 717 | 444 633 | - 132 219 |
| Total Parcs Canada | 1 719 827 | 429 957 | 597 567 | c | 1 695 521 | 615 942 | 621 873 |
| Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | |||||||
| 350 King Edward Monitoring Program (Ont.) | 16 000 | 4 000 | 16 000 | 25 213 | 0 | ||
| 419-421 Range Road, Whitehorse – Restauration (Yn) | 20 800 | 5 200 | 2 723 | 10 890 | 18 077 | ||
| Campbell River, édifice fédéral – Gestion du risque (C.-B.) | 31 080 | 7 770 | 31 080 | 7 695 | 0 | ||
| Esquimalt, cale sèche d'Uplands – Gestion du risque (C.-B.) | 14 976 | 3 744 | 14 976 | 6 754 | 0 | ||
| Esquimalt, cale sèche de Waterlot – Gestion du risque (C.-B.) | 156 400 | 39 100 | 156 400 | 42 453 | 0 | ||
| Ancienne station radar de Défense nationale - Restauration (Ont.) | 201 760 | 50 440 | 201 750 | 373 250 | 10 | ||
| Kelowna, édifice fédéral – Gestion du risque (C.-B.) | 18 400 | 4 600 | 18 400 | 6 022 | 0 | ||
| Évaluations (12) | 2 314 880 | 578 720 | 2 286 677 | 739 003 | 28 203 | ||
| Total Travaux publics et Services gouvernementaux Canada | 2 774 296 | 693 574 | 2 728 006 | 1 211 280 | 46 290 | ||
| Gendarmerie royale du Canada | |||||||
| Détachement de Fort Providence - Restauration (T.N.-O.) | 456 000 | 114 000 | 350 750 | 87 687 | 105 250 | ||
| Détachement de Hopedale - Restauration (T.-N.-L.) | 176 000 | 44 000 | 176 000 | 44 000 | 0 | ||
| Ancien stand de tir, Division Dépôt de la GRC (Sask.) | 0 | 0 | 43 002 | 10 750 | - 43 002 | ||
| Évaluations (87) | 1 293 041 | 323 260 | 8 922 | b | 1 088 439 | 280 352 | 213 524 |
| Total Gendarmerie royale du Canada | 1 925 041 | 481 260 | 8 922 | b | 1 658 191 | 422 789 | 275 772 |
| Transports Canada | |||||||
| Port public de Bushell - Restauration des installations (Sask.) | 3 555 280 | 888 820 | 2 171 765 | 542 941 | 1 383 515 | ||
| Port public de Coal Harbour - Restauration des installations (C.-B.) | 72 000 | 18 000 | 53 999 | 13 500 | 18 001 | ||
| Ancienne station radar 59 (T.-N.-L.) | 1 680 000 | 420 000 | 505 578 | 126 395 | 1 174 422 | ||
| Nitchequon (Qc) | 1 358 975 | 339 744 | 1 613 422 | 403 355 | - 254 447 | ||
| Héliport - Restauration du site (T.-N.-L.) | 720 000 | 180 000 | 466 346 | 116 586 | 253 654 | ||
| Aire d'entraînement de lutte contre les incendies en mer - Restauration (T.-N.-L.) | 560 000 | 140 000 | 44 882 | 11 220 | 515 118 | ||
| Assainissement du sol et de l'eau souterraine de l'aire d'exercices d'incendie (T.-N.-L.) | 560 000 | 140 000 | 527 382 | 131 845 | 32 618 | ||
| Rock Bay (C.-B.) | 5 044 500 | 560 500 | 311 017 | 307 862 | 4 733 483 | ||
| Restauration de l'aire d'entraînement de lutte contre les incendies de l'aéroport de Smithers (C.-B.) | 296 000 | 74 000 | 219 703 | 54 926 | 76 297 | ||
| Assainissement du lac Watson (Yn) | 359 450 | 89 863 | 149 949 | 37 487 | 209 501 | ||
| Restauration de l'aire d'entraînement de lutte contre les incendies de l'aéroport de Williams Lake (C.-B.) | 280 000 | 70 000 | 207 619 | 51 905 | 72 381 | ||
| Évaluations (11) | 1 333 108 | 333 277 | 873 651 | 218 413 | 459 457 | ||
| Total Transports Canada | 15 819 313 | 3 254 203 | d | 7 145 313 | 2 016 435 | 8 674 000 | |
| Autres projets d'évaluation | |||||||
| Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Inc. (1) | 290 000 | 72 500 | 225 449 | 56 362 | 64 551 | ||
| Commission de la capitale nationale (7) | 414 652 | 103 663 | 413 782 | 103 446 | 870 | ||
| Ressources naturelles (6) | 156 000 | 39 000 | 42 000 | b | 150 190 | 36 122 | 47 810 |
| Sous-total autres évaluations | 860 652 | 215 163 | 42 000 | b | 789 421 | 195 930 | 113 231 |
| Total assainissement et gestion du risque | 101 716 861 | 17 864 110 | 3 677 246 | b | 85 439 184 | 23 369 342 | 19 954 923 |
| Total entretien et suivi | 62 398 361 | 3 185 808 | 62 283 225 | 1 978 536 | 115 136 | ||
| Total projets d'assainissement / entretien et suivi / gestion du risque | 164 115 222 | 21 049 918 | 3 677 246 | b | 147 722 409 | 25 347 878 | 20 070 059 |
| Total évaluations | 19 197 488 | 4 799 372 | 275 153 | b | 15 168 282 | 3 457 274 | 4 304 359 |
| TOTAL GÉNÉRAL | 183 312 710 | 25 849 290 | 3 952 399 | 162 890 691 | 28 805 152 | 24 374 418 | |
[1]Environnement Canada. 2005.Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique, Ottawa, p. ii.
[2]Excluant le passif pour les sites qui contiennent du matériel de guerre explosif non explosé.
[3]Environnement Canada. 2005.Agir pour assainir les sites contaminés fédéraux : une priorité environnementale et économique,Ottawa, p. ii.
[4]Le Conseil canadien des ministres de l'environnement constitue la principale tribune au sein des gouvernements au Canada pour la mise au point commune de politiques environnementales et de directives techniques en matière de gestion environnementale. Le Système national de classification est un outil utilisé pour l'évaluation des sites contaminés en fonction de leurs répercussions négatives actuelles ou possibles sur la santé humaine et l'environnement. Les sites sont classés de la façon suivante :
[5]Six projets ont été entièrement financés dans le cadre du PASCF : mine de Giant, mine de Faro, mine de Colomac, 5eEscadre de Goose Bay, TCE Valcartier, DYE-M cap Dyer; six projets ont été financés à 90 p. 100 dans le cadre du PASCF : BAF-5 île Résolution, FOX‑M Hall Beach, mine de United Keno Hill, CAM-2 Pointe Gladman, FOX-5 île Broughton, Rock Bay; un projet a été financé à 88 p. 100 dans le cadre du PASCF : Centre environnemental du Pacifique; deux projets ont été financés de 81 p. 100 du PASCF : CAM-F lac Sarcpa, CAM-4 Assainissement du réseau DEW de Pelly Bay.
[6]La part du partage des coûts exigée d’Affaires indiennes et du Nord Canada–Programme des affaires du Nord a été ajustée, car ce gardien avait des projets assortis d'une entente de partage des coûts avec le PASCF de 100 p. 100, 90 p. 100, 81 p. 100 et 80 p. 100.
[7]La somme réelle des dépenses d'évaluation par province ou territoire n'a pas été déclarée en 2006-2007. En remplacement, la répartition nationale des fonds a été estimée à l'aide d'une proportion des dépenses déclarées par chaque ministère et du nombre de sites visés par le ministère dans chaque province ou territoire, et les hypothèses de 2006-2007 ont été comparées aux valeurs de 2005-2006. À l'avenir, les gardiens devront fournir des dépenses confirmées à des fins d'évaluation par province ou territoire.
[8]Dépenses réelles totales à des fins l'évaluation déclarées pour 2006-2007. Cette somme comprend les coûts admissibles pour la gestion de projet (12 079 $) déclarés par le Service correctionnel Canada pour les projets où les activités d'évaluation sur le site ont été reportées.
[9]Trois gardiens ont reporté des fonds d'évaluation du PASCF de l'exercice 2005-2006 à celui de 2006-2007, soit un total de 275 153 $ réparti comme suit : Parcs Canada (224 231 $), Ressources naturelles Canada (42 000 $) et la Gendarmerie royale du Canada (8 922 $).
[10]Sept gardiens ont reporté des fonds d'évaluation du PASCF de l'exercice 2006-2007 à l'exercice 2007-2008, soit un total de 2 258 475 $ réparti comme suit : 47 810 $ (Ressources naturelles Canada);154 995 $ (Affaires indiennes et du Nord Canada,Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites); 439 122 $ (Affaires indiennes et du Nord Canada,Programme des affaires du Nord); 1 128 300 $ (Pêches et Océans Canada); 27 921 $ (Service correctionnel Canada); 870 $ (Commission de la capitale nationale); 459 457 $ (Transports Canada).
[11]aUn site fermé (ou cédé) désigne un site contaminé situé sur une propriété qui a été vendue à une société filiale à titre d’investissement ou dont il a été disposé autrement.
11bUn site archivée signifie que le site est rayé de l’Inventaire des sites contaminés fédéraux en conséquence (1) de son regroupement avec un site existant ou (2) d’une déclaration erronée à son égard.
[12]Le Canada atlantique comprend le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador.
[13]Quatre gardiens ont reporté des fonds du PASCF de l'exercice 2005-2006 à l'exercice 2006-2007, soit 1 058 950 $ (Affaires indiennes et du Nord Canada, Programme des affaires du Nord), 1 485 968 $ (Affaires indiennes et du Nord Canada, Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites), 758 992 $ (Service correctionnel Canada) et 373 336 $ (Parcs Canada).
[14]Transports Canada n'a pas demandé les fonds qu'il a reportés de l'exercice 2005-2006 à l'exercice 2006-2007 (2 552 974 $).
[15]Sept gardiens ont reporté des fonds du PASCF de l'exercice 2006-2007 à l'exercice 2007-2008, soit 8 214 543 $ (Transports Canada); 2 694 200 $ (Affaires indiennes et du Nord Canada,Programme des affaires du Nord),621 873 $ (Parcs Canada),1 291 243 $ (Affaires indiennes et du Nord Canada,Secteur d'activité des affaires indiennes et inuites),3 734 960 $ (Pêches et Océans Canada),882 086 $ (Service correctionnel Canada);et 143 166 $ (Santé Canada).
[16]L'écart ne comprend pas l'élément lié au partage des coûts du Programme des affaires du Nord d'Affaires indiennes et du Nord Canada.
[17]La définition actuelle vise à déterminer toutes les technologies de traitement pouvant être appliquées aux sites visés par le PASCF. Toutefois, cette première définition est à l'étude et, par suite des consultations au sein de la communauté des sites contaminés fédéraux, une révision de l'expression « technologie innovatrice » est prévue au cours des prochaines années d’activités du PASCF. Par conséquent, l'analyse statistique annuelle de l'application de la technologie innovatrice ne sera pas directement comparable d'une année à l'autre tant que cette définition ne sera pas définitive.
[18]Excluant le montant du passif lié aux sites touchés par des munitions explosives non explosées.
[19]Excluant le montant du passif lié aux sites touchés par des munitions explosives non explosées.
[20]Ressources naturelles Canada. 2007.Rapport ministériel sur le rendement 2006-2007. Annexe - États financiers, 14 - Passifs éventuels (http://www.tbs-sct.gc.ca/dpr-rmr/2006-2007/inst/rsn/rsn04-fra.asp).
[21]Comptes publics du Canada, 2006-2007; Volume 1, Section 5, p. 5.12.
[22]Rapport ministériel sur le rendementde Travaux publics et Services gouvernementaux Canada).
[23] Plan de gestion des sites contaminés de Ressources naturelles Canada.
[24]Comptes publics du Canada, 2006-2007; Volume 1, Section 5, p. 5.12.
[25] Totaux des passifs figurant dans les rapports ministériels sur le rendement 2006-2007 des gardiens fédéraux :http://www.tbs-sct.gc.ca/dpr-rmr/2006-2007/inst/institutions-fra.asp.
[26] Le passif de la Défense nationale provient desComptes publics du Canada,2006-2007, Volume 1, Section 5, p. 5.12, car ce total ne comprend pas le montant du passif lié aux sites touchés par des munitions explosives non explosées.
[27]La différence entre ce total et le total rapporté dans les Comptes publiques est due à l'arrondissage.
[28] Excluant le montant du passif lié aux sites touchés par des munitions explosives non explosées.
[29] Conseil canadien des ministres de l'environnement. 1992.Système national de classification des lieux contaminés.